Contre-jour en montagne sur la neige.

Contre-jour sur la neige

Pourquoi photographier en contre-jour ?
Qu’est-ce qu’un contre-jour ?
Vous vous retrouvez en contre-jour lorsque la lumière est face à vous.
Votre sujet est éclairé par les réflexions de la lumière ambiante.
Ça tombe bien avec la neige, vous disposez d’un superbe réflecteur.

Contre-jour et semi-contre-jour

Dès que vous entrez dans la zone grise représenté sur le schéma, vous êtes en contre-jour.

 

Orientation de la lumière et contre-jour

Dès que le soleil franchit la barre des 180°, zone grise sur le schéma, vous êtes en situation de contre-jour.
En fait, dès que le soleil est en avant de vous, vous êtes en contre-jour.

 

Dans les zones « acceptables », le contre-jour est léger, facile à maîtriser.
C’est le semi-contre-jour.
Idéal pour montrer la transparence des feuilles, d’une fleur, mettre en valeur cheveux et fourrures.

Le semi contre-jour fonctionne très bien pour photographier un skieur sur la neige.

 

Skieur en semi contre-jour.

Semi contre-jour sur la neige.
La neige agit comme un réflecteur naturel pour éclaircir les ombres.
© Andrei Samoil – Fotolia.com

Contre-jour total

Contre-jour est total, lorsque le soleil est face au photographe.
Les possibilités du capteurs sont dépassées !

  • Soit vous voulez du détail dans votre sujet et le ciel est complètement cramé…
    Rarement esthétique.
  • Soit vous exposez pour le ciel.
    Tout ce qui est entre le soleil et vous sort en ombres chinoises.
    Très esthétique sur des sujets graphiques.

2 options de contre-jour

Vous laissez apparaître le soleil ou vous le dissimulez derrière un arbre, une statue.

  • Option 1 Contre jour soleil apparent.
    En fermant le diaphragme au maximum, vous pouvez voir apparaître comme une étoile aux branches multiples.
    Dosez avec un filtre gris neutre si nécessaire.
    Si ça ne suffit pas trichez un peu avec un filtre Cokin !
    En dernier ressort, sur le traitement d’image.

 

Contre-jour en montagne sur la neige.

Contre-jour total avec le soleil apparent
dans le cadrage. © PhG – Fotolia.com

 

 

  • Option 2 Contre-jour soleil caché.
    En sous-bois au lever et au coucher effet garanti !

 

Sous-bois en contre-jour.

Contre-jour en sous bois.
Le soleil est caché.
La neige en servant de réflecteur adoucit les contrastes-© Jan Kranendonk – Fotolia.com.

 

Et la neige dans toutes ces histoires de contre-jour ?

La neige va tout unifier, déboucher vos ombres automatiquement, comme par magie !
Lancez-vous quitte à utiliser le correcteur d’exposition !

Faites-nous part de vos expériences en contre-jour
en laissant un commentaire ci-dessous.

Pensez à liker et dire ce que vous en pensez !

5 Comments

  • plume

    Reply Reply 18 mai 2014

    Bonjour,
    Facile, succinct, efficace, le contre jour permet de réaliser de belles étrangeté surréalistes ou des ombres bleues impressionnistes.
    Mais pourquoi est-ce déconseillé d’être dos au soleil total en soleil arrière ?
    les articles sont en tout cas faciles à comprendre et à mettre en pratique rapidement sans se prendre la tête pour progresser à son rythme.
    merci
    plume

    • Patrick

      Reply Reply 19 mai 2014

      Bonjour Plume,
      « dos au soleil total en soleil arrière » ça donne un éclairage plat, sans ombre, donc, sans relief. Nous voyons en trois dimensions.
      Une photo est plate, en deux dimensions.
      Les jeux d’ombre et lumière créent le relief.
      De plus, si on photographie un personnage, il risque de grimacer par l’éblouissement.

  • Serge

    Reply Reply 15 janvier 2014

    Bonjour Patrick,

    Les contre jours sont de véritables atouts « créatifs » lorsque l’on sait les exploiter au mieux, comme tu le rappelle.

    Pour ma part j’évite effectivement les contre jours trop franc, j’essaye tout comme tu le préconises de « tricher » un peu.

    Sinon je n’hésites pas je fais carrément 2 clichés ! L’un exposé correctement pour le premier plan et l’autre pour le ciel, ensuite je mélange ces deux clichés au post traitement via une technique de digital blending, par exemple.

    Il est à noter que dans certaines situations de pdv, un seul cliché peut être nécessaire et un « double développement » raw sera suffisant. (Technique sous Photoshop qui consiste à développer 2 fois son fichier brut).

    Bon je m’éloigne peut être un peu, tout ceci pour dire que grâce à la dynamique des capteurs de nos appareils on peut arriver à pas mal s’en sortir dorénavant. Même si, et je l’admets volontiers, la photo de contre jour sera toujours un challenge technique.

    Super article en tout cas, merci Patrick.

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