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Flash électronique de studio

Flash, open-flash, façonneurs de lumière, réflecteurs, diffuseurs : un aperçu des particularités de ces équipements indispensables pour qui veut obtenir des portraits, nus et nature morte de qualité professionnelle.

Un équipement raisonnable est aujourd’hui tout à fait envisageable pour un amateur passionné, deux raisons à cela :

  • Les prix ont considérablement diminué
  • Les appareils Aps numériques nécessitent moins de puissance
  • Dès qu’on a compris leurs particularités, ils deviennent simples à maitriser.

Le principe du flash de studio

Il s’agit de flashs électroniques purement manuels !

Kit flash de studio Elinchrom

Kit d’éclairage comprenant deux flash compacts équipés chacun d’une boite à lumière carrée.

Le principe de base d’un flash de studio est assez proche des flashs de reportage utilisés sur les appareils 24×36.
Le fonctionnement s’apparente au fonctionnement d’une chasse d’eau !
Un réservoir d’énergie, le ou les condensateurs, stocke l’énergie électrique qui s’accumule lentement, pendant la charge.
Au déclenchement, toute cette énergie accumulée dans les condensateurs se libère brutalement dans le tube éclair.

Flash de studio = flash manuel

Aucun système sophistiqué d’automatisme.
Tout se fait manuellement.
Les différentes puissances nécessaires à la bonne exposition de la pellicule ou du capteur numérique sont équilibrées à l’aide d’un appareil de mesure : le flashmètre.

Bases de réglage d’un flash de studio

Par rapport aux habitudes de reportage, le raisonnement se fait à l’envers.
Le photographe décide, pour des raisons de qualité d’image, de profondeur de champ, d’un diaphragme de travail.
Par exemple f/8 et le temps de pose 1/125 ou 1/60.

Le photographe se dit « Pour mon éclairage principal, mon flash doit m’envoyer assez de lumière pour faire ma photo à f/8 » !
Il mesure la quantité de lumière, à partir de son sujet, avec le flashmètre tourné vers le flash.

Il équilibre individuellement les puissances des différents flashs à l’aide d’un variateur de puissance manuel, en fonction de ce diaphragme de travail.

Quand tous les flash sont équilibrés en fonction des différents effet recherchés, une dernière mesure toujours à partir du sujet, flashmètre tourné vers l’objectif de l’appareil permet de contrôler la bonne exposition.

Lampe pilote ou lampe de modelage

Le principal intérêt des flashs de studio est de posséder une lampe pilote ou lampe de modelage, qui fait cruellement défaut sur un flash de reportage, même si certain on un éclairage semi-continu par succession d’éclairs.

Cette lampe pilote ne sert en rien à la prise de vue.
Elle permet de voir, avant le déclenchement, comment ce flash éclaire.

Ce système est très fiable.
Avec un minimum d’habitude, il est possible de bien visualiser la qualité de son éclairage et du jeu des ombres, avant de photographier.

Synchronisation

Les flashs sont raccordés à l’appareil photo par un câble de synchronisation.
Pour plus de liberté de mouvement, il existe des systèmes de déclenchement à distance par émetteur/récepteur infrarouge, radio ou sonique évitant d’avoir recours à un câble de liaison entre le boîtier de prise de vue et le flash.

Les systèmes de déclenchement infrarouge ne posent aucun problème.
Les systèmes soniques, du fait de la lenteur de la transmission du son dans l’espace obligent à travailler avec des temps de pose relativement longs (1/60) surtout dans les très grands studios.

Il convient d’être particulièrement prudent en cas de grandes distances entre les flashs quand on utilise des flashs de puissance élevée.

Lorsque plusieurs flashs électroniques sont utilisés simultanément, des cellules de déclenchement permettent à l’ensemble des flashs de fonctionner en parfaite synchronisation.
Dans ce cas, un seul des flashs est raccordé à l’appareil photo.

Le déclencheur de l’appareil de prises de vue actionne le flash qui lui est raccordé.
Les cellules des différents flashs installés dans le studio sont activées par ce premier flash et déclenchent chacune leur flash.
Le retard d’allumage entre ces différents flashs est imperceptible, le signal circulant à la vitesse de la lumière.

Puissance des flashs

La puissance est exprimée en Joules ou watts par seconde.
Les modèles les plus courants vont de 250 J à 6400 J.
En portrait, 400 à 500 joules par flash peuvent suffire.
Une puissance de 1200 à 1600 J par torche permet en général de faire face à peu près à toutes les situations.

Charge lente – charge rapide

Une position charge lente est prévue pour les photographe pouvant être amenés à travailler dans un local d’habitation équipé d’une installation de faible ampérage.

Le réservoir/condensateur sera plus long à se remplir, l’installation ne disjonctera pas !

Variateur de puissance

Les rhéostats à réglage continu sont de plus en plus souvent remplacés par des touches tactiles.

Chaque pression augmente ou diminue la charge d’1/10 de diaphragme. C’est précis et efficace.
Sur les modèles bas de gamme ou de faible puissance deux positions sont prévues : pleine charge, demi-charge, commandées par interrupteur.

Des modèles plus sophistiqués peuvent aller de la pleine charge au 1/16 de puissance.
Un même variateur de puissance peut agir simultanément sur la puissance du flash et celle de la lampe pilote.
On parle alors de lampe pilote proportionnelle.

Pour ma part, je trouve cette possibilité sans intérêt.
En effet, lorsqu’on utilise le flash en faible puissance, la lampe pilote étant également faiblement éclairée, il fait sombre dans le studio et le viseur est bien obscure pour faire la mise au point, surtout si vous travaillez au zoom !

Il est indispensable que cette fonction soit débrayage pour permettre d’allumer les lampes pilote en pleine puissance à volonté, indépendamment de la puissance du flash.

Je préfère les systèmes équipés de deux variateurs, permettant de doser le flash et la lampe pilote séparément, à ma convenance.

Interrupteur marche-arrêt

Un interrupteur permet d’allumer ou d’éteindre la lampe pilote.
Utile pour les effets spéciaux lorsque l’on veut déclencher en pose longue, dans l’obscurité pour simuler la stroboscopie par exemple.

Open-flash

Il s’agit un bouton poussoir permettant de déclencher à volonté de flash sans que celui-ci ne soit raccordé à l’appareil photo.

Présent sur tout les équipements de studio, l’open flash est souvent utilisé pendant l’équilibrage des puissances des flashs, une personne tenant le flashmètre, l’autre déclenchant le flash à la demande, lorsque le flashmètre ne dispose pas du mode cordon.

Avec un cordon de synchro flash, le flashmètre est raccordé au flash dont on doit mesurer l’éclair.
Un bouton de déclenchement permet simultanément de déclencher le flash et de mesurer la puissance de l’éclair.

Cellule d’auto déclenchement

Il s’agit d’une cellule photoélectrique située sur chaque générateur de flash.
En captant l’éclair du flash déclenché par l’appareil de prises de vue, elle établit le contact pour déclencher en parfaite synchronisation son générateur.
Pour une utilisation pratique, il est indispensable que son fonctionnement puisse être annulé à volonté, ce qui se fait en général par un bouton poussoir ou un interrupteur « on-off ».

Flash de studio : puissance et nombre guide

Très souvent, les non-initiés demandent quel est le nombre guide de tel ou tel flash de studio.
Un nombre guide ne peut être établi que pour un ensemble déterminé : générateur, tube éclair, réflecteur.
C’est le cas des flashs de reportages.

Dans un studio, la torche d’éclairage peut être équipée avec de multiples accessoires de façonnage de lumière.
Il en résulte ainsi un nombre guide différent pour chaque combinaison d’accessoires !
Oubliez donc ces notions : nous sommes dans un autre monde !

Vous trouverez pourtant dans quelques documentations l’indication d’un nombre guide !
C’est pour répondre à une demande de plus en plus importante d’amateurs pour ce type d’équipement.
Ce nombre guide est donné pour une torche équipée d’un réflecteur « standard ».

Rassurante, voire impressionnante pour certains amateurs, cette donnée est totalement inutilisable, oubliez-la le plus vite possible !

La seule donnée valable est celle fournie par un flashmètre.
Vous pourrez alors comparer le rendement de tel équipement par rapport à tel autre de façon cohérente !

Accessoires d’éclairage de studio

Multiples et variés, ces accessoires permettent de travailler la qualité de l’éclairage fourni par la torche du flash.
Il existe une gamme très importante d’accessoires, en ce domaine tout est possible !
Disons rapidement que les plus courants sont le réflecteur, le parapluie, la boîte à lumière.

Pieds de studio

Pour mettre vos torches en situation d’éclairage, il faut les faire reposer sur des pieds d’éclairage.
Il existe deux gammes principales de matériel : les pieds lourds et les pieds légers.

Votre équipement reste installé à demeure dans un studio, vous ne prévoyez aucune activité à l’extérieur, optez pour du matériel lourd et stable.

Pour un surcoût modique, préférez les pieds équipés d’amortisseurs pneumatiques.
En cas de fausse manœuvre, ils freineront la chute d’une torche évitant ainsi de briser la lampe pilote et le tube flash.
Une seule chute évitée amortira non pas le surcoût de l’amortisseur mais l’achat du pied tout entier !
Ne lésinez pas sur ce poste !

Vous envisagez de voyager souvent avec votre matériel, les pieds légers s’imposent.
Certains modèles sont très stables.

Pied à loquet ou écrou de serrage ?

Je recommande nettement l’utilisation de pieds équipés de loquets de serrage.
C’est beaucoup plus rapide, plus intuitif.

J’ai remarqué que presque tout le monde a tendance à trop serrer les écrous de serrage.
À la longue ils deviennent moins efficaces et il faut serrer de plus en plus fort.

Sans compter le nombre de gens qui ne trouvent pas spontanément le bon sens de rotation pour serrer ou desserrer !
C’est simple, face à l’écrou, c’est comme pour ouvrir l’eau du robinet :

  • vous tournez vers la gauche pour desserrer (ouvrir) ;
  • vous tournez vers la droite pour serrer (fermer).

Seul inconvénient des loquets, il faut de temps en temps régler le serrage.
Il suffit de resserrer le petit écrou avec une clé plate, quand vous constatez que la colonne centrale de votre pied a tendance à glisser et descendre légèrement.
Une fois par an est amplement suffisant…
Si vous êtes soigneux(se) il n’y a pratiquement jamais à les régler.

Flashs compacts

Il s’agit d’unités indépendantes regroupant sous un faible volume le générateur et le tube éclair.
Pour des flashs de puissance relativement importante, il existe des flashs compacts ventilés, indispensables en région chaude.

Flash compact - vue arrière

1 Interrupteur marche/arrêt – 2 Prise télécommande – 3 Prise de raccordement du câble synchro Elinchrom – 4 Prise de raccordement du câble synchro jack – 5 Cellule de déclenchement (désactivable) – 6 Marche arrêt cellule de déclenchement – 7 Témoin sonore de charge on/off – 8 Open flash – 9 Fusible lampe pilote et général flah – 10 Réglage puissance lampe pilote – 11 Lampe pilote On/Off/Proportionnelle – 12 Affichage puissance flash – 13 Réglage puissance du flash – 14 Cordon secteur – 15 Levier de blocage d’inclinaison – 16 Poignée de transport.

Le plus souvent, les flashs compacts doivent être raccordés au secteur.
Certains modèles fonctionnent sur batterie pour une utilisation pratique à l’extérieur :

  • cordons pour brancher sur la batterie de la voiture ;
  • petites batteries autonomes, les progrès dans ce domaine sont considérables.

Aussi polyvalents que les ensembles torche + générateur, ils permettent de s’équiper à moindre coût.

Inconvénients

Le générateur étant incorporé à la torche :

  • tout le poids se trouve en haut du pied d’où un manque éventuel de stabilité, pour les plus lourds.
  • Pour des raisons de poids, les puissances sont assez limitées et excèdent rarement 1000 J.
    On trouve quelques modèles plus puissants comme les Bowens de 1600 J.
  • Les interrupteurs et variateurs étant situés à l’arrière de la torche, les flashs compacts nécessitent d’utiliser un escabeau pour modifier les réglages, quand la torche est montée à plus de deux mètres, ce qui arrive assez souvent.
    Pas très pratique… Il existe des télécommande assez onéreuses.

Générateur de flash de studio

Les générateurs regroupent tout le système électronique d’accumulation d’énergie et de réglages.

Générateur Elinchrom 2 torches vu de dessus

1 interrupteur marche/arrêt – 2 Extinction auto après 5 mn – 3 charge lente – 4 marche arrêt de cellule de déclenchement – 5 Allumage de la lampe pilote ou lampe de modelage – 6 Indicateur de charge – 7 Ajustement à la baisse de la puissance de l’éclair par 1/10 de diaphragme – 8 Ajustement à la hausse de la puissance de l’éclair par 1/10 de diaphragme – 9 Affichage du niveau de puissance sur 7 diaphragmes – 10 Open flash – 11 Témoin flash prêt à déclencher – 12 Cellule de déclenchement (désactivable) – 13 Indicateur du niveau de charge des batteries en % – 14 Prise de raccordement du câble synchro – 15 Prise de raccordement pour la charge de la batterie – 16 et 17 Prise de raccordement des câbles de torches. (Documentation Elinchrom)

Sur un même générateur, selon les modèles il est possible de brancher de 1 à 4 torches.

 

Générateur de studio

Le Ranger RX est un générateur fabriqué en Suisse par Elinchrom qui fonctionne sur batterie et pèse 8 kg.

Chaque torche est raccordée au générateur par un câble.
Il ne subsiste comme réglage sur la torche qu’un interrupteur d’allumage et d’extinction de la lampe pilote et du tube flash, et encore, pas toujours ; pourtant, c’est utile.

Sur certaines torches un seul interrupteur « marche-arrêt ».
Sur d’autres équipements, deux interrupteurs : un pour le tube, un pour la lampe pilote, c’est un plus si c’est mal conçu sur le générateur.

On retrouve sur les générateurs toutes les possibilités de réglages indiqués pour les flashs compacts.
Plus lourds et plus encombrants ils proposent des puissances nettement plus élevées.

Inconvénients

  • Prix ;
  • Poids ;
  • Encombrement.

Générateurs symétriques

Proposés en bas de gamme par les constructeurs, le générateur symétrique, il est d’un coût plus abordable.
Mais présente l’inconvénient majeur de ne pas pouvoir régler différemment la puissance de chaque torche.

Pour éclairer plus ou moins fort son sujet, il faut éloigner ou rapprocher chaque torche, ce qui modifie en même temps la qualité de l’éclairage ( voir la règle ou loi de l’inverse des carrés).

La solution dans ce cas est d’affecter un générateur à chaque torche.
C’est la solution que je préconise.
Il vaut mieux un générateur de studio simple voire rustique, de faible coût affecté à une seule torche-flah.

Ce type de générateur dispose en général de deux prises de raccordement pour les torches-flash.
À supposer que vous soyez équipé de trois torches, vous disposerez de trois générateurs.
En cas de panne de l’un d’eux, vous pourrez continuer votre séance de prises de vue.

Générateur de flash asymétrique

Les générateurs asymétriques sont très séduisants.

La puissance de chaque torche peut être réglée de façon totalement indépendante des autres.
Ce n’est une solution envisageable que pour un gros studio disposant d’un budget confortable.
Ce type de générateur est assez onéreux.

Pour des raisons d’encombrement et de coût, nombre de débutants se dirigent vers cette solution (un seul générateur coûteux revient moins cher à l’achat que trois générateurs rustiques bas de gamme).

Le générateur est constamment sollicité au maximum de ses possibilités.
Il vieillit vite.
En cas de panne, tout l’équipement est inutilisable !

Répartition de la puissance sur générateur flash de studio assymétrique

Une évidence bonne à rappeler : l’ensemble des différentes torches se partagent la puissance totale du générateur.
Un générateur asymétrique de 1500 J, équipé de trois torches, délivre en moyenne 500 J par torche-flash, même si celles-ci sont marquées 2000j.
Elles sont capables d’encaisser 2000j chacune, mais ne peuvent pas délivrer plus que ce que peut produire le générateur.

À répartir selon vos besoins :
Par exemple :

  • 750 J sur la première ;
  • 500 J sur la deuxième ;
  • 250 J sur la troisième

ou encore :

  • 1000 J sur la première ;
  • 500 J sur la deuxième ;
  • 0 sur la troisième

Dispositifs complémentaires

L’électronique permet un certain nombre de perfectionnements plus ou moins utiles.

Comme je l’ai écrit plus haut, un générateur fonctionne un peu comme une chasse d’eau.
Quand on règle la puissance au maximum, le réservoir s’emplit à fond.

Pour pouvoir obtenir le bon réglage après avoir baissé la puissance, il est nécessaire de vider les condensateurs, pour qu’ils se remplissent au nouveau niveau indiqué.

Chaque fois que l’on baisse la puissance du générateur, il est donc nécessaire de déclencher à la main (open-flash) pour que le “remplissage” s’effectue sur le nouveau niveau indiqué.

Sur les générateurs les plus récents, le “vidage” de l’énergie accumulée en trop s’effectue automatiquement au fur et à mesure du réglage.
Il s’ensuit un gain de temps notable et surtout une économie non négligeable à long terme des tubes flash en usage intensif.
En effet, c’est au cours des réglages que l’on produit le plus d’éclairs en nature morte ou en photographie de portrait par exemple.

Dispositifs sonores

Par un bip plus ou moins agressif et énervant à longueur de journée, le générateur vous prévient qu’il est à nouveau chargé, prêt à prendre une nouvelle photo.

Il est essentiel que ce dispositif soit débrayable !
Ce dispositif peut être remplacé par une extinction des lampes pilotes, lors du déclenchement.
Elles se rallument lorsque que le générateur est à nouveau chargé.

Ce passage lumière/obscurité m’exaspère profondément également, j’aime le calme quand je photographie !
Il est indispensable de disposer de la possibilité de garder en permanence les lampes pilote allumées, en veillant à baisser fortement leur intensité durant les shoots et en utilisant un diaphragme raisonnablement fermé.

Température de couleur des flash studio

Normalement, l’équipement doit être équilibré pour fournir une lumière type lumière du jour de 5500 K.
De nos jours, il n’y a plus de gros problèmes avec les générateurs et les torches.

Il convient d’être prudent avec les différents accessoires, notamment les boîtes à lumière et les parapluies.
Veillez particulièrement à acheter ces derniers ensemble, provenant du même lot pour avoir absolument le même blanc en provenance de toutes les torches.

Malgré la dépense, si vos tubes flash sont déjà anciens, après une panne sur une torche ou un bris, n’hésitez pas à les remplacer tous !
Certains fabricants ont pris pour arguments d’avoir une température de couleur constante quelle que soit la puissance de réglage du flash.
Personnellement, je n’ai jamais rencontré de problèmes insurmontables dans ce domaine.

Pour des travaux particulièrement pointus (reproduction), vous pouvez utiliser un thermocolorimètre.
Cet appareil très coûteux, en dehors d’un travail régulier de reproduction d’œuvres d’art ou travail similaire, est loin d’être indispensable ; il vaut mieux le louer ponctuellement.

Si vous êtes particulièrement pointilleux sur ce genre de détail, je vous recommande de ne pas fumer !
Non seulement ce sera excellent pour votre santé et votre budget mais aussi pour la température de couleur dans votre studio !

Un studio enfumé produit une dominante bleutée.
En refroidissant, la fumée de cigarettes se dépose sur vos parapluies et boites à lumière, les jaunit !

Vous risquez de vous retrouver très vite avec une température de couleur indéterminée proche des 4500 K !

Conseils d’achat

Solution légère mini :

  • 1 flash compact de 400 ou 500J ;
  • 1 flash compact de 200 à 250j.

Solution légère :

  • 1 flash compact de 400 à 500 J ;
  • 2 flashs compact de 200 à 250j

Solution légère puissante :

  • 3 flashs compacts ;
  • 2 de 1500 à 1600 J chacun + 1 de 500 J.

Solution lourde

Pour un équipement de base, je recommande :

  • deux générateurs de 1200 J à 1500 J chacun ;
  • deux torches de 2000 J chacune ;
  • un flash compact de 500 J.

Il est recommandé de choisir des torches d’une puissance supérieure à celle délivrée par le générateur le plus puissant du studio.
Elles ne pourront pas délivrer plus d’énergie que ne peut en fournir le générateur par contre elles seront inusables !

Bien entendu, tout cet ensemble sera acheté de la même marque, les accessoires de modelage se fixeront indifféremment sur toutes les torches.
Pour connaître les bases du flash électronique.

Êtes-vous tenté par le studio ?
Avez-vous déjà essayé ?
Qu’est-ce qui pourrait vous en empêcher ?

Dites-le moi en commentaire, ci-dessous !

Pensez à liker et dire ce que vous en pensez !

19 Comments

  • Christina Garcia

    Reply Reply 4 janvier 2016

    Bonjour monsieur Patrick Louiche ,

    Je viens d acheter deux flash elinchrom d-lite RX4 .
    J ai un sabot sur mon appareil avec une sortie pour un cable de synchronisation .
    Ma question est la suivante :
    Puis je avec seulement un cable de synchronisation declencher mes deux flashs ?
    Ou alors je suis obligée d avoir le declencher +radio .

    Cordialement Christine

    • Patrick LOUICHE

      Reply Reply 4 janvier 2016

      Bonjour Christina,
      il suffit d’activer les cellules de déclenchement sur vos flash.

  • Katia DENIS

    Reply Reply 2 novembre 2015

    Bonjour,
    Tout d’abord merci pour vos précieux conseils….
    Je souhaite créer un mini-studio chez moi. Je m’oriente vers un kit elinchrom d-lite rx 2/4. Mon budget est très restreint, mais j’ai la possibilité d’acquérir un kit d’occasion, de moins de 6 mois.
    Avant de me décider pour de l’occasion, je me posais la question de la durée de vie des lampes et de leur prix. Je n’ai pas pu trouver de lampe sur internet, n’ayant aucune référence ou information.
    Pourriez vous m’éclairer à ce sujet ?
    Cordialement
    Katia

    • Patrick LOUICHE

      Reply Reply 3 novembre 2015

      Bonjour Katia,
      un flash tube est quasiment inusable en utilisation amateur.
      Il vaut environ 70€.
      Vérifiez que ceux que vous achetez sont bien transparents, uniformément.
      S’ils ont des zones sombres, ils sont très usés et ont subit un nombre important de déclenchements.
      Pour information, les miens datent de 1990, ont servi durant mes stages de formation par des groupes de 10 stagiaires et sont encore en très bon état.
      Sur 3 flash, un seul tube a dû être changé ! J’avais prêté ce flash à un stagiaire devenu photographe de mode.
      Il déclenche ses flash à répétition sans jamais les laisser refroidir !
      Mais en utilisation normale, 3 à 4 déclenchements, puis une pause de quelques secondes pour laisser les tubes refroidir, il faut des milliers de déclenchements pour en venir à bout !
      Le plus souvent les tubes sont changés pour casse.

      Sinon, vous avez bien raison, à prix égal, il vaut mieux acheter des Elinchrom d’occase avec de grands tubes flash, plutôt que des kits premiers prix dotés de petits tubes flash.

      • Katia DENIS

        Reply Reply 4 novembre 2015

        Je vous remercie pour votre réponse, cela me conforte dans mon choix pour un kit elinchrom d’occasion…
        Bonne continuation et bonnes photos !

  • Bonjour.
    Je vois des commentaires de 2013. Ça ne fait que deux ans…. ;o)
    J’aurais une question, si vous êtes toujours par là:
    Je prévois des photos de nus en studio. A priori N&B. Numérique et argentique.
    Les modèles seront à 5m, en mouvement.
    Je veux figer les poses, donc utiliser au moins un 250ème de s., et bien-sûr 😉 avoir de la profondeur de champ… Diaph de 8 au mini.
    Le tout à 100-200 iso.
    Sauriez vous me dire dans quoi je dois investir. En terme de puissance?
    Je vous remercie pour vos articles que je parcours assidument, et par avance pour votre réponse.
    Cdlt,
    Claude BENOIT à la GUILLAUME

    • Patrick LOUICHE

      Reply Reply 22 septembre 2015

      Bonjour,
      en studio le temps de pose n’a pas d’incidence sur l’expo, seulement sur des risques d’apparition d’images fantômes.
      Pour ce genre de travail à cette distance et ouverture, 1000J mini avec des flashs de bonne marque.

  • alex63

    Reply Reply 25 septembre 2014

    Bonjour,
    Merci de vos tutos et articles très intéressants.
    J’ai commencé à faire de la photo « studio » avec l’achat d’un kit Hensel Integra Mini 300 récemment mais ça reste obscur (sic) pour moi.
    Aussi ai-je quelques questions et je vous remercie par avance de vos lumière (re-sic).

    1. Ai-je fait un mauvais choix en me limitant à des lampes 300W? J’ai peu d’espace/de recul pour bricoler un studio et c’est surtout pour faire du portrait et de la nature morte. Dois-je néanmoins racheter une lampe plus puissante?
    2. Le flashmètre est-il indispensable ou peut-on se fier à la cellule de l’appareil (un Nikon D810 en ce qui me concerne)? Comment déterminer alors la bonne intensité à régler sur la lampe?
    3. J’envisage d’acheter une boîte à lumière à fixer sur l’une des lampes (livrées d’origine avec 2 parapluies). Bonne ou mauvaise idée compte-tenu de la puissance délivrée? Quelle est la différence avec un « nid d’abeilles »?
    4. Enfin, j’hésite pour les fonds entre du papier et du velours.

    Bref, des questions de vrai débutant un peu paumé qui découvre qu’il y a encore loin de ses envies à un résultat probant.

    Bien à vous et encore merci.

    Alex

    • Patrick

      Reply Reply 25 septembre 2014

      Bonjour,
      Effectivement, c’est un peu limite en puissance, mais en montant les ISO, ça peut aller pour du portrait.
      Un flashmètre est pratiquement indispensable, mais il y a des solutions pour s’en passer.
      Je suis en train de préparer un guide à ce sujet.
      La boite à lumière est plus agréable que les parapluies pour contrôler ses éclairages, surtout dans un petit espace.
      Prévoyez-votre budget à long terme, votre équipement servant de base.
      De combien d’éclairages disposez-vous ?

      • alex63

        Reply Reply 26 septembre 2014

        Bonjour et merci de m’avoir répondu si vite.
        Je dispose de deux flashes HENSEL de 300W – je pensais en mobiliser un pour mettre une boîte à lumière dessus.
        Je peux racheter un 3ème flash plus puissant et/ou un flash type SB900 pour le Nikon? L’un ou l’autre? Les deux à la fois?
        Comme vous le dites, je voudrais me faire la main au fil du temps et m’équiper en douceur, mais aussi obtenir des résultats suffisamment encourageants.

        • Patrick

          Reply Reply 27 septembre 2014

          Essayez une boite à lumière sur votre équipement. Si vous manquez de puissance, il sera temps d’acheter un 3ème flash plus puissant.
          Le SB900, flash de reportage ne convient pas au studio, malgré la mode du « strobisme » !

  • Gilles

    Reply Reply 16 mai 2014

    Bonjour,

    Voici des données d’une personne de chez Elinchrom :

    J=1/2xCxUxU (normalement U au carré…)

    J, la puissance est en Joule(J), U est la tension en Volts(V) et C est la capacité des condensateurs en Farads. C’est donc la capacité des condensateurs qui donnent la puissance lumineuse, pas la puissance consommée…

    Aujourd’hui on considère 1 Ws = 1 J (Ws est Watt x seconde) à ne pas confondre avec la puissance consommée en Watt (W). La puissance du flash est donnée soit en Joules (J) soit en Watt-seconde (Ws).

    Pour un flash de 250 Joules :

    – Avec un réflecteur bol => f/11 à 5 m et 100 ISO, donc NG=55
    – Avec un diffuseur translucide => f/5.6 2/3 à 5 m et 100 ISO, donc NG=35
    – Avec un parapluie en réflexion => f/5.6 1/3 à 5 m et 100 ISO, donc NG=30

    Ceci est vrai pour un flash donné mais çà montre qu’une puissance énorme n’est pas forcément indispensable. Qui peut se permettre de mettre son flash à plus de 5 mètres ?

    D’où mes questions :

    – L’utilisation d’un flash en extérieur demande t-elle une puissance plus grande et pourquoi ?

    – Je possède un ensemble à 180 Ws et c’est souvent beaucoup trop dans des pièces standards. Pourquoi et quand aurais-je besoin de 400, 500, 600 ou 1200 Joules ?

    – La dureté de la lumière dépend de sa distance avec le sujet photographié et le type de modeleur utilisé. Si j’ai des modeleurs (softbox, par exemple) moins grands et un flash moins puissant, aurais les mêmes résultats qu’avec un modeleur plus grand, un flash plus puissant mais disposé plus loin ?

    – A combien estimes-tu le budget un équipement complet d’un studio de 7 m par 5 m et de quoi le composerais tu ?

    • Patrick

      Reply Reply 17 mai 2014

      Bonjour,
      Effectivement, il faut bien réaliser que c’est l’énergie contenue de dans le « réservoir » qui fournit l’éclair et non pas ce que facture EDF !
      Pour choisir son équipement, la base de référence vient de l’objectif utilisé.
      Si ton objectif est meilleur à f/8, il te faut assez de puissance pour travailler au moins à f/8.
      Par moment, tu voudras plus de profondeur de champ et tu ouvriras à f/16.
      Pour prendre un groupe en pied, il faut disposer les éclairages plus loin que pour un portrait en gros plan.
      Pour un bon rendu, une boite à lumière doit avoir une surface d’au moins 2x la surface du sujet éclairé.
      Tour dépend du type de prise de vue envisagé.
      Avec le numérique dernière génération, on peut photographier à 400 ISO sans perte de qualité.
      Une boite à lumière nécessite plus d’énergie qu’un parapluie.
      Pour tout faire sans limite, il faut 3 éclairages.
      Soit 3 de 400j, soit 2 de 400j et 1 de 200 à 250j.

      Les nombres guide en éclairages de studio sont juste une aide pour comparer rapidement des équipements, mais la seule mesure fiable se fait au flashmètre.

      Pour photographier à la chambre numérique, on travaille entre f/16 et F/45 couramment, en macro on monte même à F/64, voir f/90.
      Dans ces conditions 1200J est un minimum, même avec le numérique.

      En extérieur, il n’y a plus aucune réflexion des murs, d’où les photos sous-exposées alors qu’avec les mêmes réglages en intérieur, on aurait obtenu une bonne exposition.

  • Afin de compléter votre excellent article, il serait intéressant de présenter les différents fabricants d’éclairages :

    Broncolor (Suisse)
    Profoto (Suède)
    Elinchrom (Suisse)
    Hensel (Allemagne)

    qui sont, à mon sens et de très loin, les meilleurs acteurs dans le domaine du flash professionnel de studio.

    Bowens (Grande-Bretagne)
    Multiblitz (Allemagne)

    sont également dignes d’intérêt.

    Une fois ces six marques citées, il convient d’alerter les internautes sur les nombreux autres fabricants, aux noms parfois exotiques, dont les matériels importés de Chine, ne sont pas toujours à la hauteur de ce que l’on est en droit d’espérer.

    Jean-Christophe Destailleur
    Consultant en communication par l’image

  • maillot

    Reply Reply 1 janvier 2014

    Hello, j’ai débuté la photo en studio il y a peut de temps!
    cela fait plus de 15 ans que je fais des photos, paysages, sport, portait etc… les premières photos « studio » je les ai faite avec des flash classique en mode contrôleur/esclave (2/3 flash) disposées autour du sujet avec diffuseur et réflecteurs!
    j’ai investie récemment dans des flashs studio, avec un support de font etc ….
    un peut dérouté au début, mais avec des débuts et des perspectives intéressantes !
    a la recherche de conseils et d’astuce pour en frofiter d’avantage !

    luc

  • Roger

    Reply Reply 5 avril 2013

    Merci Patrick de mettre en valeur cette merveilleuse pratique qu’est le portrait, ma passion depuis plus de 40 ans, mais en tant qu’amateur… Je ne suis pas un ponte en la matière, mais simplement un amateur passionné.
    Aussi, j’aimerais beaucoup remettre cette expérience aux amateurs débutants voire même évolués.

    • Roger

      Reply Reply 6 avril 2013

      Patrick, serait-il possible de créer une section uniquement réservée au portrait, car le sujet est tellement vaste qu’il est impossible de le présenter en quelques lignes…

      Merci à toi,, et à toutes et tous de me lire.

      Bien à vous tous, Roger

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