Flash électronique
Dosage du contraste, immobilisation du mouvement, le flash électronique reste un accessoire indispensable.
Le flash électronique vous permet de sauver un grand nombre de prises de vue en adoucissant les contrastes.
Il redonne de la vivacité dans les couleurs des premiers plans, très utile pour réaliser des portraits à l’extérieur.
Principe du flash
Le fonctionnement est très proche du fonctionnement d’une chasse d’eau !
- Un réservoir (le condensateur) accumule l’électricité fournie par la pile ou batterie ;
- en appuyant sur le déclencheur, un interrupteur couplé à l’obturateur établit le contact ;
- le réservoir se vide brusquement ;
- le courant passe dans la lampe du flash ;
- le gaz contenu dans le tube est ionisé ;
- la lumière jaillit un bref instant, jusqu’à ce que le réservoir (le condensateur) soit vide.
Flash manuel
Le flash électronique manuel ne comporte absolument aucun réglage.
Le contact établi, la totalité de l’énergie emmagasinée est délivrée en une fraction de seconde.
Les flashs professionnels de studio sont un exemple de flash manuel utilisé de nos jours.
La puissance du flash n’étant pas réglable, le dosage de la quantité de lumière se fera à l’aide du diaphragme ou de la distance flash/sujet en vertu et de la loi du carré inverse.
Pour mesurer la puissance et régler les flashs de studio, on utilise un « flashmètre » qui permet, pour une valeur ISO ou Din donnée, de définir le diaphragme de travail, en argentique comme en photo numérique.
Sur les flashs amateur, il suffit de se reporter à un tableau, au dos du flash, indiquant pour une distance donnée, le diaphragme à utiliser.
Ce tableau ne fait que reprendre des calculs établis à partir du nombre guide.

Tableau indiquant le diaphragme à utiliser pour une distance et une sensibilité ISO - Par exemple : 200 ISO à 2 m on utilise le diaph f/11
Par exemple avec ce flash, une pellicule 200 ISO ou le boitier numérique réglé à ISO 200, un sujet sera correctement exposé à 4,00m avec un diaphragme de f/5,6
Flash à computer
Les flashs électroniques à computer sont dotés d’une cellule de mesure de la lumière.
- Au déclenchement, le flash libère son énergie ;
- le sujet éclairé par le flash, réfléchit la lumière vers l’appareil photo et la cellule du flash ;
- dès que la cellule a reçu assez de lumière, elle éteint le flash.
Le réglage ne se fait donc pas sur la puissance du flash mais sur la durée de l’éclair.
Plus le flash est proche du sujet, plus le sujet reçoit de lumière, plus il en réfléchit et, plus tôt le flash sera éteint (loi du carré inverse).
Cette particularité est très intéressante pour immobiliser des mouvements rapides comme une goutte d’eau tombant dans un verre.
Les appareils les plus perfectionnés commercialisés couramment, autorisent des temps d’allumage de 1/50 000 de seconde !
Flash à computer, à récupération d’énergie
Identique dans son principe au flash à computer, un circuit électronique complémentaire, au moment de l’extinction du flash, recycle l’énergie non utilisée vers les condensateurs.
Le flash en un temps très court est de nouveaux prêt à fonctionner.
L’économie de piles ou batterie est spectaculaire.
De plus, ce système permet d’aborder des effets spéciaux comme la stroboscopie.
Flash T. T. L.
Le flash est adapté au boitier utilisé.
Le principe est le même que le flash à computer à récupération d’énergie.
La différence se situe au niveau de la cellule qui n’est plus située sur le flash mais dans le boîtier, derrière l’objectif (Trough The Lens).
L’avantage de ce système est de tenir compte de tous les accessoires qui peuvent être adaptés sur l’appareil photo (bague allonge, soufflet, multiplicateur de focale, filtre etc.).
L’exposition se fait en automatique sans aucune modification d’exposition.
Cette technique s’améliore au fil des années.
Avec des appareils mal étudiés, sur certains sujets comme un personnage dans une église, si celui-ci n’est pas bien centré dans le viseur, il peut y avoir des erreurs d’exposition notables là où un appareil à computer aurait donné de bons résultats !
L’autre inconvénient est financier.
Ce type d’équipement est relativement coûteux, les accessoires notamment.
Pour utiliser le flash en extension (éloigné de l’appareil photo) un câble d’extension de 50 cm peut coûter dans les 100 € alors qu’un fil de cinq mètres pour un flash à computer ne coûtera qu’une dizaine d’euro !
Pour vous équiper, je vous recommande de vous orienter vers des marques spécialisées comme Metz qui fournissent des modèles parfaitement compatibles avec tous les boitiers du marché.
Ils peuvent fonctionner de manière totalement indépendante et sont souvent plus pratiques pour réaliser des effets spéciaux.
Pour en savoir plus sur les flashs électroniques, rendez-vous au chapitre flash de studio.
