Ce schéma animé vous permet de comprendre le fonctionnement d’un appareil reflex.
Quel que soit le format de l’appareil photo, le principe du reflex reste le même.

Schéma de reflex

Ce nom vient du fait que l’image vue dans le viseur est issue de l’objectif et obtenue par réflexion sur le miroir puis dans le prisme.
Pour simplifier, on parle de trois réflexion au niveau du prisme.
En fait cinq réflexions sont nécessaire pour que le sujet apparaisse dans le bon sens, gauche à gauche et droite à droite.
Le nom juste du prisme est un pentaprisme.

schéma montrant les différentes phases de fonctionnement  durant le déclenchement d'un reflex

Différentes phases durant un cycle de déclenchement d'un appareil reflex.

 

Obturateur plan focal

Sur ce schéma, cet appareil est équipé d’un obturateur plan focal à lames métalliques et à défilement vertical.
L’obturateur plan focal est situé juste en avant de la pellicule ou du capteur.
La pellicule et le capteur sont placés dans le plan focal, là où se forme l’image.
Le grand avantage du système reflex est de pouvoir observer le cadrage et la perspective exacts de la photo qui sera prise.
En suivant ce lien, vous pourrez voir le film au ralenti, sur un appareil reflex réel en fonctionnement(observez bien le rebond du miroir).
Sur cette autre présentation, en glissant le curseur de la souris, de droite à gauche, sur l’image, vous ferez remonter le miroir et fonctionner l’obturateur.
Enfin sur cette vidéo, notez les déformations des lames de l’obturateur.
Impressionnant, n’est-ce pas, on comprend qu’un reflex reste assez bruyant !

Présélection du diaphragme

Pour avoir un maximum de luminosité dans le viseur, tous les appareils modernes sont à présélection du diaphragme.
Quel que soit le diaphragme choisi pour la prise de vue, avant le déclenchement, le diaphragme est toujours ouvert à sa valeur maximum.
Ce n’est qu’au moment du déclenchement, que le diaphragme se ferme à sa valeur de travail.
La présélection du diaphragme apporte un grand confort de visée en faisant entrer un maximum de lumière.
L’image que vous pouvez observer dans le viseur n’est pas l’image qui sera enregistrée sur la pellicule !
Au moment du déclenchement, en une fraction de seconde, le diaphragme se ferme à sa valeur de travail et détermine la profondeur de champ qui sera enregistrée sur la pellicule ou le capteur dans le cas d’un appareil numérique.
À cet instant, comme vous pouvez le constater sur le schéma, le miroir se relève, la lumière n’est plus envoyée vers le viseur : pendant l’exposition, vous ne pouvez plus observer l’image dans le viseur !

Pour qu’un système reflex vous permette réellement de contrôler, avant la prise de vue, le résultat qui sera enregistré sur la pellicule où le capteur, il est indispensable qu’il soit doté d’un testeur de profondeur de champ.

Testeur de profondeur de champ

Le testeur de profondeur de champ est tout simplement un levier, sur un appareil mécanique ou un bouton sur un appareil électronique qui permet, avant le déclenchement, de fermer à la demande, le diaphragme à sa valeur de travail.
Il est possible de contrôler quelle sera l’étendue de la profondeur de champ, avant le déclenchement.
En agissant sur le testeur, on ferme le diaphragme à la valeur qui sera utilisée pendant l’exposition.

Souvent, les débutants sont surpris de voir que le viseur s’assombrit !
C’est normal !
Le trou du diaphragme devient plus petit, il y a moins de lumière qui passe par l’objectif, le viseur devient plus sombre.
En prêtant attention, vous pourrez observer que le décor, dans le cas d’un portrait en extérieur, par exemple qui était totalement flou, devient parfaitement net et reconnaissable avec un diaphragme de f/11 !
Cet assombrissement n’a absolument aucune conséquence sur l’exposition finale, la cellule tenant toujours compte du diaphragme de travail pour calculer le temps de pose !

Quand il n’y a pas lieu de se précipiter, nous devrions systématiquement tester la profondeur de champ avant de déclencher, ce qui nous éviterait bien des déboires !

Utilisation du testeur de profondeur de champ

Sans changer les réglages, se servir du testeur ne change rien au résultat final !
Le testeur permet AVANT la prise de vue de pré visualiser la photo.
Si l’aspect ne nous convient pas, changer de diaphragme tout en agissant sur le testeur jusqu’à l’effet désiré.
En aucun cas le testeur ne permettra de visualiser le travail de l’obturateur et la gestion du mouvement !
Seulement l’étendue de la profondeur de champs !!!

Réglage ou Photoshop ?

Vous pourrez lire, par-ci, par-là qu’avec le numérique il vaut mieux toujours travailler avec la profondeur de champ maximum et créer à volonté, sur le traitement d’images, le flou désiré !
C’est un avis !
Pensez qu’en réglant bien votre diaphragme et la profondeur de champ, vous obtiendrez en un 1/125 de seconde le résultat escompté !
Sur le traitement d’images, pour peu que votre photo comporte de nombreux détails, comptez quelques heures de travail !

Hybrides

Les appareils hybrides sont très proches de la philosophie du réflex.
Le prisme et le miroir sont remplacés par un viseur électronique.
L’appareil hybride reste un boitier à objectif interchangeable et conserve la polyvalence du reflex en plus léger.