Nu noir et blanc de 3/4 contrasté

01 – Introduction au laboratoire noir et blanc

Au temps du numérique, apprendre à faire un tirage noir et blanc peut sembler anachronique.
Malgré la photographie, les cours de dessin et peinture ne désemplissent pas.
Travailler le noir et blanc se justifie pleinement en tant que démarche culturelle.
La photographie numérique est une avancée majeure dans l’imagerie.

 

Nu noir et blanc de 3/4 contrasté
Pourtant, elle nous prive de toute cette magie de la transformation de la matière brute en image.
Cette attente fébrile, teintée d’inquiétude, du résultat après développement de la pellicule.
Cette magie de l’image qui nait sous nos yeux, dans le bain de révélateur.
Montrez la naissance de l’image sur le papier photographique à un enfant de 7, 8 ans, il restera marqué par la photographie pour la vie.

Le film noir et blanc est la base de la photographie noir et blanc.

Le papier noir et blanc de tirage peut être considéré comme un film noir et blanc dont le support est opaque, en papier plus ou moins épais, plus ou moins blanc, alors que le support du film est transparent.
Le blanc du papier détermine les blancs de votre photographie.
Bien que ce soit évident pour beaucoup, ça l’est moins pour un débutant.

Il faut tout de suite comprendre que le choix du papier à une conséquence très sensible sur le résultat final.
Selon le style du sujet, le choix d’un blanc légèrement coloré peut améliorer le rendu souhaité par le photographe.

En fin de compte le choix des réglages d’exposition tant à la prise de vue qu’au tirage permet le contrôle du noircissement, et seulement du noircissement, en passant par toutes les valeurs, non pas imaginables, mais reproductibles, de gris.

Si après avoir essayé de faire des tirages en noir et blanc, vous vous retrouvez avec des blancs sales, grisâtres, vous devez donc revoir votre méthode d’exposition au tirage, ainsi que votre traitement chimique (qualité des bains, température, manipulation).

La fantaisie n’a pas cours au laboratoire, et vous devez travailler avec la même “rigidité” que votre appareil photographique : 1 temps de pose précis, 1 diaphragme précis, 1 temps de développement dans le révélateur déterminé, à respecter à la seconde.

Si cette conception du travail vous convient, vous n’aurez aucune difficulté pour obtenir dès votre premier essai des résultats de bonne facture.

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Qu’évoque pour vous le noir et blanc ?
Pensez-vous que cette technique doit rester du domaine de l’argentique ou êtes vous « pratiquant » en numérique ?
Faites-nous part de vos impressions dans ce domaine.

Pensez à liker et dire ce que vous en pensez !

2 Comments

  • nanardpvt18

    Reply Reply 15 novembre 2012

    Moi qui ait travaillé dans un labo photo dans les années 80, je me régale de vos articles, j’ai l’impression (c’est le cas de le dire!) de sentir les effluves de produits chimiques de développement film et papier… On doit bien reconnaître que le numérique a apporté beaucoup à la photo d’aujourd’hui, mais rien ne remplacera le charme de l’argentique.
    Enfin, il m’arrive parfois d’essayer d’appliquer le N&B sur mes clichés, surpris à plusieurs reprises, de mieux retrouver l’ambiance que je voulais faire ressentir de ma prise de vue qu’en couleur. Et puis maintenant, vos articles vont m’inciter à essayer plus souvent les nuances de gris !

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