Il vaut mieux un Jpg bien ficelé qu’un Raw mal fagoté !

Les possibilités du fichier raw sont très étendues.
Mal utilisé, j’en attrape la nausée !

Trop de Raw tue le Raw

Les fichiers Raw travaillés à la hussarde se multiplient !

Les extravagances permises par le fichier Raw - Silent - Storm-Lake - Nokomis par Nicholas Ortloff Photography.

Les extravagances permises par le fichier Raw – Silent – Storm-Lake – Nokomis par Nicholas Ortloff Photography.

 

Comme je l’ai lu récemment, « des couleurs que vous n’obtiendrez jamais avec un jpg ».
J’ai envie d’ajouter heureusement !

Ce phénomène n’est pas nouveau et existait du temps de l’argentique.
Les photograveurs appelaient cela faire du « Mickey ».

 

Atardecer-hdr-par-anieto2k

Atardecer traité hdr par anieto2k

C’est à dire pour illustrer une publicité de voyage aux Antilles, transformer la photo d’une plage pour obtenir des nuages d’un blanc immaculé, un sable blond presque blanc, une verdure d’un vert plus vrai que nature une mer et un ciel d’un bleu que vous n’aurez jamais le loisir d’observer.

Tout cela masque mal un manque de connaissance de l’image et une découverte puérile d’outils puissants.

Ciel d'orage par ¦JL¦

Exceptionnellement, il est permis de s’amuser avec une photo, mais quand on trouve des collections entières, on peut s’inquiéter ! Ciel d’orage par ¦JL¦

 

Le fichier Raw ne devrait être utilisé que pour rehausser délicatement les valeurs d’une image.

Un bon traitement ne doit pas se voir.
Comme un bon maquillage se fait oublier en magnifiant la personne à la différence de celui adopté par certaines péripatéticiennes !

Portrait et Raw

Dans le même ordre d’esprit, beaucoup de débutants en photo numérique pensent qu’un beau portrait, c’est un gros plan de jeune femme sans aucune ride ni grain de peau, les dents et le blanc des yeux plus blancs qu’un clavier de piano.

On voit se multiplier les visages de cire aux reflets métalliques.
La pauvre femme qui découvre son portrait d’où a été éliminé le moindre grain de beauté, n’a plus qu’une idée, courir chez le chirurgien esthétique pour tenter de ressembler à celle qui semble réjouir les photographes !

C’est débordements de la retouche ont toujours existé.
Il suffit de voir les tirages noirs et blancs de nos grands parents pour découvrir le même délire de retoucheur ayant mal digéré le principe et l’essence même de la retouche.

En toutes choses, notre première préoccupation devrait être le respect de la nature.
(Nous vivons une époque où malheureusement, il y a beaucoup à redire et pas seulement en photo).
Un bon photographe doit savoir intervenir pour rehausser, sans dénaturer.

Il faut éduquer son œil, au travers d’expositions de talents reconnus pour bien comprendre un tirage, voir ce qui peut être fait, avant de se lancer à corps perdu sur les curseurs.

Les livres pour intéressants et enrichissants qu’ils peuvent être, n’apportent pas le même enseignement que l’étude d’un bon tirage.

Regardez des photos argentiques, comprenez comment le tireur est intervenu pour retenir une lumière, densifier une ombre.
Lorsque c’est bien fait, c’est imperceptible pour le néophyte, sans un examen attentif.

Il me semble indispensable de revenir aux sources, avant d’utiliser les outils numériques.
Inspirez-vous des peintures classiques, voyez comme les meilleurs tableaux laissent apparaitre de petites disgrâces qu’il aurait ètè aisé d’oublier.

Jpg ou Raw ?

Apprenez à bien exposer vos photos, utilisez à bon escient un filtre polarisant pour saturer (raisonnablement) les couleurs.

Jouez dans la délicatesse et la subtilité.
Rehaussez légèrement contraste et saturation et vous produirez rapidement de belles photos de bon goût.

Bien entendu, on peut arriver aux mêmes excès avec un jpg, toutefois, les logiciels de développement raw, avec tous leurs curseurs à porté d’un clic de souris incitent à pousser les corrections un peu loin.

C’est pourquoi, il me semble plus judicieux de bien travailler ses photos à la prise de vue, encore une fois.
Et seulement, quand vous saurez tirer le maximum d’un jpg, passez au raw pour obtenir ce que vous n’arrivez pas à tirer d’un jpg.

Et vous verrez qu’on peut obtenir beaucoup, beaucoup d’un jpg, quand l’appareil est bien réglé !

Sans Raw, t’es pas pro !

Je ne dis pas que le raw est sans intérêt, loin de là !

Mais j’ai vu des générations de néophytes découragés, en photo argentique par les grands manitous des clubs photo, pour qui un photographe, un vrai, devait s’enfermer dans un labo.

Ils oubliaient que les professionnels du studio , mode, publicité, les vrais, ne produisaient pour leur grande majorité, que des inversibles !

Des photographes célèbres comme Sieff, Willy Ronis, travaillaient en négatif noir et blanc.

Mais, à par les photographes de mariages, la quasi totalité des travaux étaient réalisés en film inversible.
Pas le droit à la moindre erreur ni en exposition, ni en température de couleur.

Alors, si vous n’avez pas envie de passer des heures au clavier, pas de honte, apprenez à bien exposer vos photos et bien malin, celui qui, devant un tirage sera capable de vous dire si c’est tiré d’un raw ou d’un jpg !

Et vous, qu’en pensez-vous ?
Exprimez-vous en laissant un commentaire ci-dessous.

 

 

 

 

 

Pensez à liker et dire ce que vous en pensez !

18 Comments

  • Chantal Faucher

    Reply Reply 24 mars 2013

    Ce qui m’intéresse dans le raw, c’est d’avoir la possibilité de retoucher ma photo comme si j’avais un labo dans mon ordinateur. Enlever de la lumière pour un ciel trop blanc, en rajouter à un autre endroit. Bref, travailler sur des morceaux de l’image. En jpeg, on peut aussi retravailler la photo, mais on perd des informations… Attention, quand je dis retravailler, c’est améliorer l’image sans changer son esprit !

  • Gilles

    Reply Reply 13 février 2013

    Bonsoir,

    Premièrement, il y a un petit problème avec les commentaires sur le blog. Je n’arrive pas à faire défiler tous les commentaires sur plusieurs navigateurs. Je suis sous Windows 64bit. Je suis obligé de suivre la discussion uniquement avec les mails.

    Deuxièmement, Je suis d’accord avec Roger. J’ai travaillé sur les photos des autres, que ce soit au labo ou sur Photoshop. Que ce soit au labo ou sur photoshop la superposition de 2 photos prises à des luminosités différentes n’est pas nouveau. Le travail avec des caches, jouer avec les couches etc çà fait parti du métier. Avec l’avènement des logiciels tels que Photoshop la majorité pense que la retouche et le montage c’est facile. Et bien non c’est un métier. Un studio photo de mode aura toujours un spécialiste de la prise de vue et un spécialiste du travail informatique de la retouche photo. Et je parle dans un cas comme dans l’autre de spécialistes, pas de bricoleurs du dimanche. Si la mise en lumière et le shoot sont mauvais le travail informatique n’y pourra pas grand chose et inversement si le shoot est bon mais que le retoucheur lui est mauvais le résultat ne sera pas meilleur. Malgré mon expérience je n’ai jamais atteint un niveau suffisant pour pouvoir postuler au poste de retoucheur dans ce genre de boite.
    En règle général les boites demandent à un photographe externe le raw + le jpeg non retravaillés et se réserve ce travail.
    Les journaux locaux demandent des jpeg mais toujours bruts sans retouches ni recadrage avec un maximum de 5Mpixels à la prise de vue.

    Celui qui a travaillé en zone système complet (prise de vue, développement du film et tirage papier) sait que la prise de vue n’est qu’une étape et que les suivantes sont indispensables pour sortir un bon cliché (temps et température des bains doivent être contrôlés à n+1 ou n-1 ). Les indications complètes de la prise de vue sont indispensables pour sortir un travail correcte.
    La retouche sur film se faisait au pinceau, si maintenant le développement et le pinceau sont informatiques il n’en reste pas moins que c’est un métier et ce fut le mien pendant plus de 20 ans.

    Le bracketing et le HDR permettent normalement de se sortir de situations difficiles voir inextricables. Certains artistes en font des images spectaculaires non représentatives de la réalité, soit ! Mais doit-on jeter le principe qui nous permet de se sortir de la galère juste parce que certains en font de l’art facile et dénaturent la réalité ? Je ne le pense pas, si c’est la réalité que vous souhaitez transmettre dans votre image ces outils sont là pour çà et vous sauveront la mise bien des fois.

    Vous savez il y a quelques temps des « artistes » se sont approprié l’isohélie de photoshop pour se faire du blé. Çà a marché un temps, en fait jusqu’au moment où photoshop est presque sur tous les ordis et que la fonction n’avait plus rien d’étrange et d’extraordinaire, çà sera pareil…

  • Cyril

    Reply Reply 11 février 2013

    Bonsoir à tous….

    je trouve cet article un peu virulent. Je débute dans la photo et j’ai vite découvert le potentiel d’une photo prise en RAW.
    Je trouve que le potentiel créatif de la retouche photo d’un RAW via un logiciel comme Lightroom (pour ne pas le nommer) est tout simplement énorme.
    Il permet de aussi bien de redonner du peps à une photo, comme de la modifier profondément et de créer des atmosphères phantasmagoriques du plus bel effet. tout est une question de goût. Il ne faut pas être aussi dur dans ses jugements.
    Bon, il est vrai que parfois, on touche au mauvais goût…
    Mais au fond, la question que je me pose à la lecture de votre article est la suivante : pourquoi prend-on une photo ?
    Pour capturer un instant fugace le plus fidèlement possible ?
    Ou alors dans un esprit plus créatif, en cherchant à déformer la réalité pour créer une vision plus qu’une photo ?
    A chacun son envie….

    ATTENTION ; cela ne dédouanera jamais le photographe d’apprendre à bien faire son job de photographe (composition, cadrage, exposition, etc… Je reste intimement convaincu que le meilleur logiciel du monde n’arrivera pas à faire d’une photo pourrie un chef-d’œuvre.

    A+

    • Roger

      Reply Reply 12 février 2013

      Cyril,
      Il faut bien mettre les points sur les « i » une bonne fois pour toute!
      Le RAW n’a pas été créé pour « déformer » la réalité, il faut bien comprendre une chose, le meilleurs APN du monde n »est pas encore capable de rendre la réalité d’une scène, il a ses défauts et on doit les corriger.
      La prise de vue qu’elle soit RAW ou Jpeg doit être la meilleure possible, un RAW mal exposé sera plus mauvais qu’un Jpeg bien exposé, ce n’est pas une solution miraculeuse, mais tout simplement une image qui possède une foule de données, entre les mains d’un passionné de photoshop par ex. on en sort une image qui ressemblera le plus possible à la réalité, voire même sublimer cette image qui sera  » Admirée  » et en réalité c’est tout ce qu’on demande, « Admirer » le « Oui-Bof… » ne m’intéresse pas, mais bien le « Ouaaaa…. »
      Cartier Bresson disait  » Moi mon truc, c’est la prise de vue, et je laisse le soin de développer mes négatifs et mes images par des spécialistes du labo… » Ben je ne suis pas d’accord, je suis passé de l’argentique et labo au numérique, en RAW et mon labo est photoshop, je tiens à créer mon image et m’exprimer de AàZ…
      Rien ne sert de photographier en RAW si on ne maîtrise pas un logiciel prévu pour…
      Il y a beaucoup plus de « Cartier Bresson » que tu ne le penses, beaucoup de grosses pointures confient leur boulot à des spécialistes dans le genre…
      Bien à toi Roger

      • Cyril

        Reply Reply 13 février 2013

        oulaaa… je dois mal écrire ! Parce que de mon point de vue, je suis entièrement d’accord avec toi.
        Ce que je dis simplement, c’est : pourquoi limiter le traitement du RAW à l’optimisation d’une belle prise de vue ( le fameux passage du « Joliiiiiiiiii !!!! » à « WOUAAAAAAAAA !!!!!! ») quand on peut aussi s’en servir pour être plus créatif ? Nos outils nous le permettent. Pourquoi s’en priver et de fait, pourquoi se montrer si virulent envers ceux qui ont choisi cette voie ?
        C’est tout, ça ne va pas plus loin.
        On peut considérer la photo de 2 façons différentes :
        1 – une photo (c’est con, mais il faut le dire)
        2 – un matériel de base en vue d’un travail plus créatif.
        Vous connaissez surement le travail de Jean Paul Goude avec Grace Jones (par ex.). C’est un bon exemple argentique de ce que je cherche à dire. Ce gars a pris de belle photo, puis il les a torturées pour obtenir le résultat qu’on connaît.
        On aime ou pas, mais du moment qu’on peut le faire, pourquoi s’en empêcher….. ?

        Et une fois de plus, le premier travail reste avant tout de soigner et de réussir sa photographie. Sinon, ben, de la merde bien emballée, ça reste quand même de la merde ! (Houuu je me sens l’âme poète en ce moment)

  • Roger

    Reply Reply 26 janvier 2013

    Beaucoup de blabla pour rien du tout…
    Soit le Jpeg, soit le RAW…
    Si vous êtes capables de sortir un Jpeg « Parfait » vous sortirez aussi un RAW parfait!
    C’est impératif, il faut que le RAW soit parfait pour qu’il soit bien travaillé… Je suis aussi écoeuré de lire les interprétations diverses concernant le RAW!
    Tout le monde y met son grain de sel saans savoir vraiment ce qu’il en est!
    Votre cher et tendre APN chéri, aussi cher soit-il a ses défauts, des carences à corriger, ne me dites surtout pas que l’image, qu’elle soit Jpeg bien exposée ou un RAW bien exposé ressemble à ce que vous avez vu réellement, je vous traîterai de menteurs!
    On vous donne l’occasion de corriger ces défauts et par la même occasion vous exprimer, profitez-en et assez de je suis pour ou anti…
    Ce qu’on veut admirer, c’est de la belle image, celle qui fait plaisir et non un machin « PLAT » qui ne demande qu’à être travaillé, les grands peintres ont triché aussi en se servant de peintures étudiées et vous proposant des images qui n’existent pas, pourtant merveilleuses qu’on admire tous…
    Ce que je constate avec regrets c’est qu’en réalité les commentaire les plus « violents » envers ce format merveilleux proviennent pour la plupart de gens qui ne savent pas se servir d’un programme tel que « CameraRaw » de Photoshop ou autre d’ailleurs…
    Corriger, c’est tout ce qu’on demande, il n’y a rien de magique, et un mauvais RAW restera une mauvaise image!
    Assez de critiques inutiles, les plus grands sur cette basse terre bossent avec des pontes en informatique pour présenter une image qui fera la différence!!
    Le Jpeg reste un format « comprimé » qui, s’il doit être travaillé à plusieurs reprises avec un programme quelconque, ne vaudra plus rien, contrairement au RAW!!! A méditer…

  • Chantal Faucher

    Reply Reply 24 janvier 2013

    Bonsoir et surtout très belle année !
    Le problème avec le jpeg c’est qu’on est limité pour agrandir la photo. Elle n’est pas en 300 dpi ou je ne sais pas redimensionner l’image en 30 dpi. Si vous pouvez m’aider. Merci.
    Chantal

  • Didier ROUX

    Reply Reply 23 janvier 2013

    Jpeg, peut être le plus universel… Un format compressé avec ses pertes, difficulté de retouche(s) dans certains domaines.

    Raw, une sorte de Neg couleur, un Neg Numérique …. Un format de données brutes, donnant de meilleures possibilités pour la retouche.

    Mais réellement, JPEG / RAW.. ..RAW/JPEG. qui a raison ..?
    Ce n’est pas important. L’important est que chacun y trouve son compte, voir prenne du plaisir, le reste n’est que Blabla
    Photographier n’est-il pas écrire avec de la lumière ? quel que soit le support…..

    • Gilles

      Reply Reply 23 janvier 2013

      Informatiquement et mathématiquement parlant le RAW restera le fichier permettant le traitement directe sur les informations de prise de vue, alors que le jpeg ne permet qu’un traitement sur l’image dont une grande partie des informations n’existent plus. Ce qui veut dire que dans le premier cas le traitement peut-être considéré comme faisant entièrement parti du processus, pouvant même être prévu dans le processus de création, alors que dans le second cas on ne peut parler que de traitement à posteriori. Le résultat n’est pas celui que l’on espérait alors on joue de Gimp ou de Photoshop pour rattraper le coup…

      Ceci dit les professionnels de la photo de journalisme ou sportive travaillent essentiellement avec des APS-C et du jpeg parce que la rapidité prime sur la création. Par contre en publicité et photo d’art le post traitement et la retouche rentre entièrement dans le processus de création et les professionnels de ces secteurs travaillent avec des pleins formats voir des moyens formats et systématiquement en RAW.

      Un courant fortement inspiré du surréalisme est apparu tirant parti du HDR et du bracketing pour créer ces images sur-saturées que les puristes n’aiment pas. Mais le HDR et le bracketing ne font pas le RAW ce sont des capacités qu’offre ce format. Le HDR et LES bracketings ont été créés pour permettre des clichés dans des conditions extrêmes à forts contrastes. Tirer sur le RAW ce serait comme vouloir interdire l’usage des couteaux parce que certains les utilisent pour effectuer des braquages… Et c’est cela que je voulais souligner.

      Maintenant que l’on s’en serve ou pas n’est pas l’important, c’est un choix personnel, par contre tirer sur le format à cause de l’usage que certains en font me parait pas juste ni correcte logiquement parlant.

      Il me paraîtrait plus constructif d’en expliquer le bon usage et d’en indiquer pourquoi l’on doit s’en servir ou non au profit de l’image, du clicher. Je parle bien sûr du HDR et des modes de bracketing associés au traitement informatique approprié.
      Avant pour se sortir de ce genre de situation nous n’avions que le zone system ou le bricolage au laboratoire, il serait dommage de se priver de ces possibilités pour quelques artistes qui s’éloignent de la norme, non ?

      C’est important que chacun puisse choisir mais à la seule condition que ce soit en libre arbitre, donc en connaissance de cause pas à cause de ce qu’en font une minorité. Ce n’est pas une question de chercher à avoir raison ou pas sur le de son usage mais de permettre de faire ce choix en toute connaissance.

      Se tromper de pellicule était important, choisir le mauvais fichier peut l’être dans des projets photographiques :

      Choisir le RAW quand la rapidité d’enregistrement est primordial est aussi préjudiciable que choisir le JPEG pour faire du HDR, çà fait parti aujourd’hui du processus photographique et c’est loin d’être du blabla, si les informations importantes sont absentes de la photo que tu viens de prendre tu es dans le faut (le Raw t’aura empêché de prendre l’instant magique ou les informations de traitement dont tu aurais eu besoin seront absentes du fichier jpeg que tu auras choisi…)

      Voilà, j’espère m’être mieux expliqué. On a le choix à condition de faire ce choix pour de bonnes raisons.

      • Roger

        Reply Reply 12 février 2013

        Je suis content que tu soulèves le problème du HDR, pour certains ce n’est que de l’irréel, de la peinture photographique…
        Bien non, j’ai pu admirer des images ( 11 photos prises ) d’un poids phénoménal, mais une image à te couper le souffle, d’une beauté incroyable et sans pour autant être irréel, chaque zone a été étudiée, c’est tout simplement une image splendide!! ( Couleur et N&B )
        On lit souvent « 3 images et c’est parti  » oui, c’est toujours une base mais il y a mieux et pas nécessairement « Irréel » mais si chaque zone est bien exposée, le tout rassemblé…
        Ce n’est pas nouveau, on effectuait déjà des essais à la bonne vieille époque de l’argentique mpffff… Tu as déjà essayé de superposer 2 à 3 négatifs? Non? Bonne chance… Lol!

  • Gilles

    Reply Reply 22 janvier 2013

    Bonjour,

    Je suis infographiste depuis 20 ans, déjà… Enfin tout çà pour dire que déjà à cette époque les types de fichiers avaient leur importance, et aujourd’hui quoi qu’on dise le format JPeg est et restera destructif… De 4096 à 256 on perd 4 niveaux d’informations pour un RAW en 12 bits ! Parexemple en RAW je récupère des infos dans les blancs, en jpeg c’est cuit, les infos n’existent simplement plus. Et c’est vrai pour l’ensemble des informations contenues dans le RAW, elles n’existent plus en jpeg, même à la compression 100%. Si en plus on compresse pour gagner de la place sur la carte mémoire…

    Progresser en Jpeg signifie simplement qu’on sait se servir de son appareil, mais qu’on laisse au logiciel inclus toute le traitement, le développement en quelque sorte. A ce moment là il devient strictement idiot de vouloir modifier de quelque manière que ce soit ce fichier dans Photoshop ou dans Gimp, mis à part pour recadrer le clicher, mais là c’est déjà admettre qu’on ne domine pas tout au déclenchement…

    Sur le fichier jpeg les informations de base n’existent plus, on ne peut alors agir que sur un fichier figé, alors qu’en traitant le Raw on peut traiter le développement de A à Z tout comme on développait ses films et ses photos soi-même au labo. Le zone system sans sa partie labo ne sert à rien et la partie labo en informatique doit se faire sur du RAW, le faire sur du jpeg c’est comme travailler sur un clicher développé par un tiers, parti le contrôle sur le produit de développement, parti le contrôle sur la température du bain, parti le contrôle sur le temps de développement, etc…

    Une photo aboutie c’est pour moi la construire avant la prise de vue, la maîtriser pendant sa prise de vue et son développement, mais aussi éventuellement des retouches inévitables à appliquer et pensées dès le départ (avion et traînées sur une scène historique, lignes électriques ou téléphonique, détourage sur fond vert, etc…). Si l’ajout d’effets est prévu dès le début il fait, pour moi, parti intégrante de la photo finale.

    ex. voir ce photographe : http://www.davehillphoto.com/

    Certains pourront me dire qu’il faut apprendre à marcher avant de courir… Ouai, ok mais pour moi la photo, même en argentique, n’a jamais commencé au moment où je mettais l’oeil sur le viseur et se terminait au moment où je pressais sur le déclencheur. Dans ce cas pourquoi ne pas laisser sur auto, après tout ?… Non pour la plupart j’ai pensé à l’image finale, j’ai déterminé l’heure et même le jour les meilleurs pour obtenir le résultat que je recherchais. J’ai même peut-être apporté un trépied, de l’éclairage, un réflecteur, un filtre, etc. Et bien le développement est le quatrième pied du tabouret, sans lui c’est boiteux, voir casse gueule…

    L’apprentissage de l’informatique et des logiciels spécialisés sont comme était l’apprentissage du développement argentique, on le fait bien ou on ne le fait pas…

    Voilà, certains me diront dur, peut-être, mais surtout çà n’enlève rien au plaisir de partager et de lire ce site. Même celui qui marche peut le faire les pieds en dedans même s’il sait courir… Il faut alors corriger le défaut pour courir plus vite !

    • Roger

      Reply Reply 12 février 2013

      Entièrement d’accord avec toi!!

  • Yves-marie

    Reply Reply 22 janvier 2013

    A ce jour, je n’utilise pas le format « raw ». Je sais qu’il peut-être utile mais, c’est vrai, progresser en « jpg » et surtout, en affinant ses prises de vues et leurs réglages à cette phase, est le plus important.

  • Philippe Delétrée

    Reply Reply 22 janvier 2013

    Je comprends bien ce que tu veux dire. J’ai fait un stage photo avec un photographe pro d’ Aguila-Voyages : Richard Fasseur

    j’ai été étonné lorsqu’il a dit qu’il ne shoote qu’en JPG, exceptionnellement en RAW quand il a un doute. Il disait que ça venait de sa pratique argentique de la diapo (si je ne fais pas d’erreur sur ce qu’il m’a dit) Comme quoi …

    Mais je préfère les avantages du raw. Avec un peu de pratique en postprod et du bon sens, les images super-saturées ou les contrastes de la mort surtout en nor et blanc (une grande mode) finissent par lasser. Je travaille alors plus finement. Mais ce n’est pas facile puisque, hors du monde des photographes, tous veulent du saturé et du contrasté sur toutes les photos.

    Ne pas céder 🙂

  • Gilles

    Reply Reply 21 janvier 2013

    Bonjour,

    Sur le sujet je ne peux que rejoindre Eric, ce n’est pas par ce que certaines personnes utilisent un outils d’une manière qui déroge à sa règle d’utilisation normale et de ta façon de concevoir les choses que l’outil en lui-même est mauvais.
    De plus ce n’est qu’une histoire de goût, personnellement je ne déteste pas ces images même si elles sont extrêmes. Elles ont un côté surréaliste qui ne me laisse pas indifférent. Mais je sais reconnaître que ces images sont trafiquées et qu’elles ne traduisent en rien le réel. C’est pour moi un montage informatique comme un autre… (Je suis infographiste depuis 1990)

    Je suis infographiste depuis 20 ans et photographe amateur depuis 30, pourtant je ne possède un reflex numérique que depuis peu, je suis longtemps resté à l’argentique, mais j’ai systématiquement réglé mon reflex sur raw+jpeg dès le début en connaissance de cause. De cette manière je n’ai pas à me préoccuper de la balance des blancs et je garde toute la définition de l’appareil.

    Le nef (fichier brut Nikon) est codé sur 14 bit non compressé, donc non destructif. Ce qui veut dire que j’ai des informations linéaires codées sur 16 384 niveaux, alors que le jpeg ne peut coder que sur 8 bit, donc 256 niveaux. De plus ce fichier est compressé et sa compression est destructive… On perd systématiquement des informations !

    Pour moi photographier directement en jpeg me priverait d’une grande partie des capacités de mon appareil, ce qui serait dommage vu le prix que l’on est obligé d’y mettre. Ce serait un peu comme posséder le meilleur des reflex argentique et mettre systématiquement de la pellicule périmée et de mauvaise qualité pour prendre ses photos…

    Je ne vois qu’un seul et unique avantage au jpeg, c’est sa rapidité d’enregistrement et donc la possibilité de prendre plus rapidement d’autres clichés grâce à son faible poids informatique. En reportage, sportif, politique ou people la rapidité est sans contexte un besoin fondamental pour prendre LA photo du moment.

    Bien sûr j’entrevois également un autre avantage, c’est pour le photographe dont l’informatique n’est pas exactement son point fort. Le jpeg évite un ensemble de traitements que le logiciel interne de l’appareil photo fait automatiquement, mais à SA façon et de manière systématique. L’usage du Jpeg permet alors de se focaliser (joli mot n’est-ce pas ?) sur sa prise de vue et de se laisser le temps d’apprendre le développement RAW. Mais je persiste à penser que de ne pas passer rapidement au raw enlève une partie importe des capacités de son appareil au photographe, n’est-ce pas dommage ?…

    De tous temps des artistes ont détourné la technique pour la création de leurs oeuvres. Que celles-ci soient appréciées ou pas çà n’enlève en rien à la technique proprement dite. Que devrait-on dire du courant photographique surréaliste (1919-1939) ?

  • Eric Heymans

    Reply Reply 20 janvier 2013

    Les exemples que tu évoques sont frappants. Cependant, je ne saurais être d’accord avec ta conclusion : quand vous saurez tirer le maximum d’un jpeg, passez au raw.
    Le développement à outrance des Raw est une caractéristique … humaine et pas .. technique. Ceux qui ne se réfrènent pas en raw ne le feront pas en jpeg .. non plus. Et par ailleurs, il y a moyen de pousser les curseurs avec les fichiers jpeg .. aussi.

    En sauvegardant les fichiers en raw (toujours en ce qui me concerne), je m’assure de pouvoir, dans le futur, bénéficier de l’amélioration des outils de dématriçage. Un jpeg est figé par la technologie .. d’aujourd’hui.

    (Pour info, cette page ne s’affiche pas correctement sous Chrome (Mac) )

Leave A Response

* Denotes Required Field