L’obturateur plan focal, familièrement appelé obturateur à rideau a un fonctionnement totalement différent de celui de l’obturateur central. Ce type d’obturateur équipe les reflex et hybrides.

Le plan focal

Le plan focal est le plan où se forme l’image nette du sujet, produite par l’objectif.
C’est à cet endroit exactement que l’on place la pellicule ou le capteur numérique.

Repère du plan focal

Le plan focal est repéré par ce symbole peint ou gravé sur l’appareil photo
Symbole pellicule

Ce plan focal passe très exactement par le trait horizontal du symbole.
C’est à partir de ce trait que sont mesurée les distances de mise au point, très utile en macrophotographie.

L’obturateur à rideau, est situé juste devant la pellicule ou le capteur numérique, très proche du plan focale, d’où son nom.

Il existe deux types d’obturateur plan-focal :
obturateur plan focal à défilement horizontal ;
obturateur plan focal à défilement vertical.

Obturateur plan-focal à défilement horizontal

L’obturateur plan-focal à défilement horizontal est constitué de 2 rideaux de toile caoutchoutée.
Il doit être totalement étanche à la lumière.
Ces deux rideaux de toile caoutchoutée s’enroulent et se déroulent comme un store SNCF.
Ils découvrent puis recouvrent la fenêtre d’exposition.
C’est ce type d’obturateur qui est schématisé sur cette page.

Les rideaux se déplacent toujours à la même vitesse, quelque soit le temps de pose adopté.
La vitesse de translation des lames la plus courante est le 1/60 de seconde pour un appareil 24×36.
Pour des raisons de résistance des matériaux et de régularité de fonctionnement, pendant longtemps, ces lames parcouraient la fenêtre d’exposition en 1/30 de seconde.
36mm en 1/30 de seconde, soit 3,888 km/h départ arrêté !
C’est le cas également du Pentax 6×7 mais là, 7,56 km/h.
Quelques modèles atteignent le 1/125.
On se trouve dans ce cas à la limite de la résistance des matériaux.

A chaque déclenchement les rideaux doivent accélérer énergiquement, puis garder une vitesse constante.
Enfin terminer par un freinage énergique en évitant les vibrations.
Une belle performance que l’on imagine rarement en appuyant le déclencheur !

La vitesse de translation des rideaux est toujours la même d’un déclenchement à l’autre.
Les temps de pose sont déterminés par le moment où le deuxième rideau se déclenche.
L’exposition de la pellicule ou du capteur est le résultat du temps pendant lequel la fenêtre d’exposition est découverte entre les balayages des 1er et 2è rideau.

Tous les temps de pose plus long que la vitesse des rideaux sont obtenus en retardant le temps de départ du second rideau.

Schéma animé d'un obturateur rideau à défilement horizontal au 1/15
Par exemple pour des rideaux se déplaçant au 1/60, tous les temps de pose supérieurs au 1/60 sont obtenus par retard du départ du 2è rideau.
Un temps de pose du 1/60 est obtenu en lançant le 2è rideau dès la fin de parcours du 1er rideau.

Ensuite, les temps de pose plus courts sont obtenus en lançant le 2è rideau avant que le premier rideau ait terminé sa course.
Le 1/125 est obtenu en lançant le 2è rideau dès que le premier est arrivé à la moitié de sa course.
Les deux rideaux avancent de concert.

Schéma obturateur plan focal fonctionnant au 1/125
L’exposition est à présent le résultat du balayage de la « fente » créé par l’espace qui sépart les deux rideaux.

Le 1/250 est obtenu en déclenchant le 2è rideau dès que le premier a atteint le 1/4 de la fenêtre d’exposition.

Schéma animé obturateur plan focal à défilement horizontal au 1/250
La limite est atteinte lorsque la fente devient tellement étroite qu’un problème de diffraction se présente.

Obturateur plan-focal à défilement vertical

Pour atteindre le 1/2000 le défilement devient vertical.

Schéma d'obturateur plan focal à défilement vertical

La distance à parcourir est 1/4 plus courte.
Les lames sont métalliques.
Cette technique plus récente permet progressivement d’atteindre 1/4000, le 1/8000, le 1/12000.

 

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