Par temps froid, le photographe n’est pas le seul à souffrir !
Il est souhaitable d’anticiper les problèmes pour revenir avec une bonne moisson d’images et conserver le matériel en bon état.

Argentique ou numérique

Harley-Davidson à Paris sous la neige

Harley-Davidson à Paris sous la neige

Par temps très froid, -15°, -20°, les obturateurs à rideau peuvent avoir tendance à coller, surtout si votre appareil est un peu ancien et que vous l’utilisez rarement.

Les batteries et piles perdent une grande partie de leurs capacités.

La solution est de garder l’appareil au chaud, sous l’anorak et le sortir au moment des prises de vue.
En opérant de cette manière, vous éviterez la buée sur l’objectif qui se produit lorsqu’on passe du froid au chaud.

Mieux, vous éviterez que cette condensation pénètre dans les entrailles de votre objectif avec des dégâts à prévoir à long terme.

Pour augmenter la protection, il peut-être judicieux de prévoir un filtre anti UV qui évitera la condensation sur le traitement multicouches de l’objectif.
Encore que… Il peut arriver dans ce cas de se retrouver avec de la buée enfermée entre le filtre et l’objectif, si vous mettez en place votre filtre avec un degré hygrométrique élevé.

Une astuce pour combattre l’humidité

Enfermez-vous dans la cuisine et laissez la porte du congélateur ouverte.
Toute l’humidité va se précipiter dans le congélateur et en très peu de temps, vous aurez un air bien sec !
C’est très utile pour préparer son matériel et éviter les problèmes de condensation !

Sur les pistes de ski, où les risques de chute ou d’éclaboussures de neige sont réels, on peut protéger l’appareil en l’enveloppant dans un sac plastique (sac de congélation par exemple), fermé par un élastique, à la base du par-soleil.

Les appareils compacts étanches antichocs offrent à présent des caractéristiques convenables et peuvent être un bon choix si vous êtes du genre baroudeur.

Argentique

Paris sous la neige

Paris sous la neige - Les Invalides

 

 

 

 

Au froid, le film devient particulièrement fragile.
Vous devez garder vos films dans leur boite d’origine, dans une poche intérieure.

Évitez de charger l’extérieur, le froid rend le film cassant.

Si votre film est très froid, gardez la boite plastique fermée, quelques instants dans la main pour le réchauffer.

Laissez votre appareil se réchauffer avant de l’ouvrir.
Chargez votre boitier comme d’habitude, une fois chargé, le film ne risque plus de casser.

Remettez le film terminé dans la boite plastique, avec le bouchon ( ça le protège aussi des poussières qui trainent dans la poche ou le sac photo).

 

 

 

 

Les mains au chaud

Si comme moi, vous n’aimez pas porter de gants pour photographier, et que vous devez rester longtemps sans bouger pour couvrir un évènement, une solution très confortable est d’avoir une bouillotte dans l’anorak, au niveau du ventre, sur laquelle vous réchaufferez vos mains entre les prises de vue.

Une autre solution que j’ai adoptée depuis de longues années, les chaufferettes de poche.

Il en existe de deux types, soit, électriques à accumulation soit à catalyse.

A catalyse, l’allumage est toujours spectaculaire, en public, vous ne passerez pas inaperçu !

L’idée d’avoir un petit réservoir d’essence et un appareil à combustion dans la poche m’a toujours inquiété, mais j’avoue que depuis 20 ans que j’utilise le système, en respectant à la lettre le mode d’emploi, je n’ai jamais connu le moindre incident.

Chaufferettes à catalyse

Chaufferette de poche à catalyse

Chaufferette de poche à catalyse

 

 

J’avais acheté mes chaufferettes à main à catalyse au magasin du Vieux campeur, à Paris.

En faisant une recherche, j’en ai trouvé à la coutellerie Dieppoise :

http://www.coutellerie-dieppoise.com/chaufferette-poche-peacock-p-2338.html

Il y a d’autres fournisseurs, faites vos recherches sur internet.

 

Si vous tentez l’expérience, laissez un commentaire pour nous faire partager votre impression sur ce type d’équipement.