Faut-il vraiment utiliser un pied photo ?
La stabilité de l’appareil de prises de vue en pose lente demeure un problème.
Les appareils photographiques et les objectifs à stabilisateur permettent des prises de vue à main levée avec des temps de pose relativement longs.
Pour les temps de pose vraiment longs, au dessus du 1/25 s, le stabilisateur d’image n’est plus suffisant, un pied photo s’impose.
Quel pied photo ?
Pied cordon ou ficelle
Le système à toujours avoir avec soi, que ce soit en photographie ou en vidéo !
Peu coûteux, encombrement et poids nuls, il améliorera considérablement vos prises de vues, photo sportive, photo de nuit.
Fixez sur votre boîtier ou votre caméra une visse de sac à appareil photo, dans le pas de visse prévu pour le pied photo.
Attachez à cette visse un cordon de store d’une longueur suffisante pour poser le pied dessus lorsque l’œil est au viseur, prêt à photographier.
Il suffit d’exercer une légère tension vers le haut pour gagner considérablement en stabilité !
Quel que soit le temps de pose utilisé, vous gagnerez en stabilité donc en définition dans vos images.
Les progrès les plus spectaculaires seront constatés, bien sûr avec des temps de pose critiques selon la focale utilisée : 1/30, 1/15, 1/8 voire le 1/4 de seconde avec un stabilisateur d’image !
Pied photo modelable
Plus encombrant et pesant que le pied cordon, il permet tous les temps de pose, jusqu’à plusieurs heures si nécessaire, comme un vrai pied photo !
Munissez-vous d’un petit sac de toile non glissante (une cotonnade !) rempli au choix de grains de riz, de lentilles etc.
Ce sac doit rester souple et modelable.
Vous pourrez caler votre appareil en le « moulant » dans ce sac.
Posé sur un banc, un toit de voiture (la vôtre de préférence), il permet de peaufiner vos cadrages !
Monopode
Plus souple d’emploi que le pied tripode, le monopode vous laisse plus de la liberté d’action.
Souvent plus mal conçus les uns que les autres, les monopodes demandent à être un peu améliorés pour être efficaces.
En effet, fixé directement au monopode, le boîtier pique du nez ou au contraire se dirige vers le ciel au moindre mouvement avant / arrière.
Pour parfaire votre cadrage ou votre mise au point en manuel, vous êtes amené à avancer ou reculer l’ensemble monopode et appareil photo.
Déplacez l’appareil à gauche ou à droite et votre cadrage bascule !
Très gênant en macro photo ou proxi photographie.
Solution 1: monopode et tête vidéo
Équipez votre monopode d’une tête vidéo, à rotation fluide verticale et horizontale.
Choisissez un modèle, ils sont rares, permettant de cadrer horizontalement et verticalement.
La liaison monopode / boîtier étant articulée et douce, vous pouvez « glisser » votre appareil d’avant en arrière, de gauche à droite en conservant l’horizontalité de du boitier et du cadrage !
Solution 1: monopode et rotule
La rotule permet de basculer l’appareil en tout sens et apporte plus de liberté d’action que la tête vidéo.
On se retrouve avec une liberté d’action très proche du pied cordon ou de la photo à main levée.
Plus légère également, c’est la meilleure des deux solution, à condition de choisir une rotule de qualité convenable, sans pour autant vous ruiner.
Si de plus, le modèle que vous retenez permet de garder facilement un léger serrage pour freiner les mouvements, vous serrez proche de posséder l’équipement idéal !
Attention avec une rotule, l’appareil peut basculer très brutalement, ce qui n’arrive pas avec la tête vidéo.
Pied tripode
Pour un appareil compact léger, n’importe quel modèle peu convenir pour peu que les manettes de réglage soient de taille suffisante pour être agréables à serrer et desserrer.
Vérifiez particulièrement :
- Serrage des pieds ;
- Douceur de la tête ;
- Qualité du blocage de la tête.
Pied tripode pour appareil lourd
Pour un réflex 24×36 ou moyen-format, pas de secret :
pour être efficace et rigide votre pied photo sera lourd, encombrant et muni d’une rotule de qualité !
Prévoyez un budget assez élevé !
Sinon, ce n’est pas la peine de vous encombrer !
Un budget nettement plus élevé, vous permettra les joies des fibres de carbone, légèreté et stabilité.
Je dis un budget beaucoup plus élevé… !
Réfléchissez donc bien avant un tel achat.
La plupart des pieds vieillissent au fond d’un placard ou au garage…
Sauf si vous êtes vraiment malade de la photo de paysage hyper léchée ou un inconditionnel de la photo de nuit, réfléchissez bien avant de passer à l’achat et, en général, réservez l’utilisation du pied photo à la nature morte en studio !
Mini-pied photo
Il existe un grand nombre de mini pieds en métal et en plastique.
Méfiez-vous des modèles équipés de rotules et de manettes de serrage trop petites et mal commodes.
Vérifiez bien que votre appareil photo une fois installé sur son pied est orientable en tout sens, ce n’est pas toujours le cas.
Gorilla, mon chouchou
Ultra léger, un peu cher mais tellement pratique !
Le trépied Gorilla existe en différentes dimensions.
Contorsionniste, il peut s’accrocher partout en un tour de main.
Le modèle pour reflex est assez stable.
Un gros reflex avec un zoom aura tendance à vibrer un peu.
Il existe un modèle en métal, que je n’ai jamais eu en main, je ne me prononce pas sur sa stabilité.
Avec mon hybride, je n’ai aucun problème de stabilité, avec mon K20D, c’est un peu limite.
Ce pied Gorilla ne me quitte plus !
Gorilla et appareil compact
Pour un compact, le plus petit modèle est suffisant.
Moitié moins cher, moins encombrant et plus léger, aucune raison de vous en passer.
Vous découvrirez toute la collection sur le site du fabricant Joby.
Vous pouvez l’acheter au meilleur prix en suivant ce lien : Mini pied photo Gorilla et ajouter une une rotule bien pratique
!
Quelques marques sérieuses de pieds photo :
Conclusion
Pour assurer la stabilité de vos prises de vue, testez les solutions simples indiquées plus haut, avant de vous orienter vers l’achat d’un pied.
Elles seront peut-être suffisantes.
Si vous avez réellement besoin d’un pied, l’achat doit être aussi réfléchi que celui de votre appareil photo.
Acheter un pied photo est un investissement à long terme, comme un flash.
Si vous avez fait le bon choix, vous vous en servirez avec plaisir de longues années, sinon, il terminera au placard.
J’ai plusieurs pieds, dont un extrêmement lourd, que je n’utilise qu’au studio, un Manfrotto, entièrement automatique. Le réglage des jambes se fait au niveau de la rotule, pas besoin de me baisser.
Je l’ai acheté pour travailler à la chambre grand-format.
Avec sa rotule, et le dolly (petit support à trois roues pour le déplacer facilement) il m’a couté le prix d’un beau boitier reflex !
Mais, quel confort !
Et pour vous prouver que ça dure, j’ai acheté d’occasion un pied Bilora Profilo Autostop 4063 3-D, avec sa tête vidéo fluide, en 1978, il est de tous mes voyages, passe du coffre de la voiture au camping-car, a séjourné deux ans en Guadeloupe et fonctionne comme au premier jour !
En 78 un pied Bilora était une référence et parmi les plus chers des pieds amateurs.
Voilà ma façon de voir pour l’achat d’un pied photo. Et vous qu’en pensez-vous ?
Utilisez-vous souvent cet accessoire ? Êtes-vous content du vôtre ?
Partagez votre expérience dans ce domaine, elle sera profitable à tous.



