Le stabilisateur d’images

Apparu après l’autofocus, le stabilisateur d’images révolutionne la prise de vue à main levée !

Principe du stabilisateur d’images

Les progrès spectaculaires de l’électronique et de l’électromécanique permettent de réaliser des micro-moteurs extrêmement légers et réactifs.

ligne 14 - f/5,6 - 1/15 - ISO 2200

Métro ligne 14 – f/5,6 – 1/15 – ISO 2200 – Sans stabilisateur d’images, cette photo serait bougée.

Le principe de fonctionnement du stabilisateur d’images est relativement simple.
Il consiste à rattraper les mouvements de l’appareil photo, par un mouvement en sens contraire, soit sur les lentilles (stabilisateur d’images dans l’objectif) soit directement sur le capteur (stabilisateur d’images dans le boîtier).

Problèmes de bougé et stabilité de l’appareil

Lorsque nous tenons notre appareil photo à main levée, nous ne sommes jamais totalement immobile.
Nous transmettons de légères vibrations à l’appareil photo.
En respirant, nous faisons bouger légèrement notre appareil.

Si cela ne pose aucun problème avec des temps de pose courts, c’est une tout autre histoire avec des temps de pose long, en basse lumière.

Il arrive même d’incriminer la qualité de son objectif, son piqué, alors qu’il s’agit tout simplement d’un très léger flou de bougé.

On donne donc comme règle de base, à condition de ne pas être trop brutal au déclenchement, de choisir un temps de pose correspondant à la longueur focale de l’objectif utilisé.

  • Par exemple, avec un 50 mm il est recommandé de déclencher au 1/60 de seconde.
  • Avec un 300 mm il est prudent de ne jamais descendre en dessous du 1/500 de seconde.

Pour peu que l’on désire conserver un minimum de profondeur de champ, si la lumière n’est pas abondante, il peut être difficile d’opérer à main levée sans augmenter considérablement la sensibilité ISO.

Stabilisateur d’images, notre sauveur

Les stabilisateurs d’images permettent, pour les moins performants de gagner deux crans de temps de pose et jusqu’à quatre crans pour les plus efficaces !

Selon les situations, il sera possible d’utiliser cet avantage pour réduire la sensibilité ISO.
Avec un gain de deux crans, une photo que l’on devrait réaliser à 800 ISO pourra être réalisé à 200 ISO.

Avec un stabilisateur d’image performant une photo que vous auriez prise à 1/500 de seconde à f/5,6 pourra être réalisé au 1/30 à f/5,6.

Sans compter les effets spéciaux possibles avec des poses longues réalisables à main levée au 1/8 ou 1/4 de seconde avec les équipements les plus performants.

C’est vraiment une révolution dans la manière de photographier.

Le stabilisateur d’images est un dispositif aujourd’hui omniprésent, même sur des appareils compacts simples.
Son fonctionnement se révèle particulièrement appréciable pour les amateurs de prises de vue de nuit.

Stabilisateur d’images dans l’objectif

La stabilisation est réalisée par un mouvement d’une lentille, dans l’objectif.

Cette stabilisation de l’image avant sa sortie de l’objectif permet d’avoir une image stabilisée dans le viseur.
Cette stabilisation au niveau de l’objectif est particulièrement appréciable dans le cas de l’utilisation d’une longue focale par exemple.

De plus, actuellement, les systèmes les plus performants sont ceux qui font appel aux stabilisateurs d’images placés dans l’objectif, pouvant permettre un gain de quatre valeurs.

Le stabilisateur d’images étant intégré à l’objectif, celui-ci revient plus cher à fabriquer et devient relativement plus sensible aux chocs, sans être pour autant particulièrement fragile.

Le stabilisateur d’images dans le boîtier

Ici, le stabilisateur d’images agit directement sur le capteur numérique.

Le stabilisateur d’images étant placé au niveau du capteur, n’importe quel accessoire fixé sur ce boîtier se trouve stabilisé.
C’est un très grand avantage, puisque n’importe quel objectif est stabilisé.

En macrophotographie, avec un équipement simple constitué de bagues allonge, vous profiterez de la stabilisation.
Si vous optez pour une solution encore plus simple comme les bonnettes, vos images seront toujours stabilisées.
Ce n’est pas un mince avantage.

De nombreux objectifs grand-angle ne sont pas stabilisés ; ils le deviennent avec le stabilisateur intégré au boitier.

Même si l’utilité est moins évidente que sur une longue focale, en photo de nuit, ou dans un intérieur sombre comme une église, il peut être très appréciable de disposer d’un stabilisateur d’images efficace.

C’est appréciable avec un hybride potentiellement capable d’utiliser n’importe quel objectif de reflex, de n’importe quelle marque !
La contrepartie de cet avantage important est que l’image n’est pas stabilisée au niveau du viseur, ce qui peut être un inconvénient insupportable pour un photographe utilisant régulièrement des longues, voire des très longues focales.

Alors, stabilisateur d’images dans le boîtier ou dans l’objectif ?

L’idéal serait de disposer des deux !

Si vous envisagez d’acheter différents équipements pour être un photographe polyvalent de la macrophotographie à la photo sportive, avec un budget restreint, pour peu que le stabilisateur d’image soit pour vous un critère d’achat important, vous aurez sans doute intérêt à vous orienter vers un stabilisateur d’images dans le boîtier, comme le proposent entre autre Pentax et Sony.

Si au contraire, votre budget n’est pas une contrainte ou si vous n’envisagez de photographier qu’avec un seul et unique zoom ou deux objectifs, un équivalent 28 mm et un équivalent 100 mm de focale, le stabilisateur d’images dans l’objectif peut être pour vous une bonne solution (Canon, Nikon, Panasonic).
Comme toujours, le choix d’un système doit se faire en fonction de vos besoins personnels.
Il n’existe pas dans ce domaine de choix plus « intelligent » dans une solution ou dans l’autre.

Réglages du stabilisateur d’images

  • Sur la plupart des appareils, il est possible d’activer le stabilisateur, en appuyant sur le déclencheur, ce qui économise la batterie.
    En contre partie, il est plus long à entrer en action.
  • Une deuxième position où il est en fonctionnement permanent.
    Plus réactif, il est assez gourmand en énergie.
  • Disponible seulement sur certains modèles, votre stabilisateur d’image est paramétrable de façon à ne stabiliser que les déplacements verticaux.
    Idéal pour réussir vos filés les plus audacieux !

Qu’avez-vous choisi pour votre appareil actuel ?

Est-ce que le type de stabilisateur d’images a orienté votre choix pour la marque d’appareil que vous avez retenue ?
Avez-vous accepté sans y prêter plus attention le type de stabilisateur proposé par votre marque ?
Faites-nous part de votre expérience en laissant un commentaire ci-dessous.

Pensez à liker et dire ce que vous en pensez !

11 Comments

  • Roger

    Reply Reply 16 juin 2013

    Je reviens sur ce sujet, après avoir testé ( torturé lol ) ce système de stabilisation n’est pas toujours une aubaine, j’évite son emploi au maximum.
    Image par image, calmement, peu de problèmes, mais quand on accélère la cadence c’est là que le bât blesse, différences de T° couleurs, les expos ne sont plus exactes, et gros consommateur d’énergie, je crois qu’il prend le maximum et ne laisse que des miettes pour le reste…

  • Michel Lamy

    Reply Reply 30 mars 2013

    Bonsoir Patrick,
    Avec le bridge Panasonic FZ-45, la stab est intégrée à l’objectif; avec le reflex Olympus E-510, la stab est intégrée au boîtier.
    Personnellement, je n’ai pas vu de grande différence entre l’un ou l’autre système. Mais avec le reflex, je n’ai jamais dépassé le 420 mm soit 840mm en éq. 24×36, en tentant de ne pas descendre sous le 1/320ème.
    J’ai pu aussi tester la double stab optique et numérique (Samsung WB550) mais le capteur CCD amenait trop de bruit par l’échauffement supplémentaire des circuits … Sinon, c’était rigolo; ah çà, ‘fallait pas être pressé de shooter dans les 5 secondes suivantes … hi hi hi hi !
    Personnellement, vu mon budget plus que serré, j’opterais plus facilement pour la stab par déplacement du capteur. Pour l’instant, je n’ai plus que le bridge, et un compact Ricoh CX-4 – avec stab dans le boîtier. Je tente de m’offrir le bridge finepix hs30exr, pour le zoom manuel, plus facilement manipulable qu’un motorisé – avec stab dans le boîtier, en attendant d’acquérir – peut-être en 2013 – un hybride pen e-pl5 ou un om-d em5, tous 2 avec stab intégrée au boîtier. A mes copains débutants en photo, je leur conseille souvent d’opter pour un apn avec stab – et ne pas s’en servir, plutôt qu’un apn sans stab aucune. Nul ne sait dire – pro ou débutant – dans quelle situation difficile allons-nous nous retrouver et prendre une série de photos en faible lumière (éclipse totale) ? C’est tout ce que je puis dire sur la stabilisation.
    Bonne soirée de ce samedi et meilleur à vous.

  • Bertrand BEZIRARD

    Reply Reply 17 mars 2013

    Bonsoir Patrick.
    C’est toujours un plaisir de recevoir vos articles pour la qualité et la pertinence de ceux-ci. Merci pour votre travail.
    Cordiales salutations.
    Bertrand

  • Marckaos

    Reply Reply 14 mars 2013

    Bonsoir.

    J’ai eu les deux modes de stabilisations, dans l’objectif et dans l’appareil depuis que je suis en Pentax. L’avantage de la stab dans l’appareil c’est la possibilité de s’amuser avec de vieux objectifs du moment qu’ils sont compatibles et chez Pentax il y a des possibilités infinies avec les anciens M42. Techniquement je n’ai guère ressenti de différence avec l’une ou l’autre sorte de stab.

    Amicalement, Marckaos.

  • Roger

    Reply Reply 14 mars 2013

    Ah ben c’est une bénédiction, quand on a plus la main de ses vingt ans ça aide lol, non mais sérieux, quand on lit les essais de ces optiques VR pour Nikon, certaines permettent un gain de 5 diaph ou vitesse bien sur, très pratique dans les endroits sombres et à main levée, mais le hic… €€€€ par rapport à la même optique non stabilisée un pétot ( trépied ) coûte beaucoup moins cher!

  • Laurent

    Reply Reply 11 mars 2013

    Il n’y aurait pas une inversion sur les marques dans le paragraphe « Alors, stabilisateur d’images dans le boîtier ou dans l’objectif » ?
    Pour celles que je connais, Sony est stabilisé au niveau du capteur tandis que Canon et Nikon le sont au niveau de l’objectif…

    • Patrick

      Reply Reply 11 mars 2013

      Exact, merci, c’est corrigé !

Leave A Response

* Denotes Required Field