Carte CompactFlash

La carte CompactFlash est historiquement une des premières cartes mémoire pour APN et photo numérique.
Conçue sur le principe des mémoire pour ordinateur portable sur port PCMCIA, sa technologie ne limite ni sa capacité ni sa vitesse.
Malgré son âge préhistorique en informatique elle reste tout à fait concurrentielle face à sa grande rivale, la carte SD.

Carte CompactFlash

Carte Compactflash Lexar 8GB - 800x
Carte Compactflash Lexar 8GB – 800x

Très polyvalente, elle se trouve utilisée dans de multiples domaines bien éloignées de la photographie appareils de mesure, cartes de communication, telles que modems, cartes ethernet, ports série, adaptateurs bluetooth ou Wi-Fi, centraux téléphoniques, etc.
D’une conception complexe(contrôleur mémoire intégré), sa grande diffusion permet de conserver un coût abordable.
Son principal défaut réside dans son encombrement et dans une certaine mesure, son poids, presque 6x le poids d’une carte SD !

Seuls les appareils photo évolués proposent un port CompactFlash dans un APN, en général couplé à un port pour carte SD.
Possibilité très appréciée des photographes avertis et professionnels.
La carte mémoire CF comme CompactFlash a été développée en 1994 par SanDisk.
La mémoire CompactFlash et son contrôleur sont contenus dans un boîtier de 42,8 mm de large et 36,4 mm de haut, en 2 épaisseurs.
Le poids est élevé pour ce type de produit : 11,4 g.
Les capacités disponibles atteignent 256 Go.

Technique d’une carte CompactFlash

Conformes à la norme PCMCIA, les cartes CompactFlash se connectent par un ensemble de 50 broches (les cartes PCMCIA en comportent 68)
La norme CF respecte la norme ATA.
Une carte CompactFlash s’inserre dans un emplacement PCMCIA passif de type II.
Les CF fonctionnent indiferremment en 3,3 V comme en 5 V.

Il existe deux épaisseurs de cartes CompactFlash :
les cartes CF-I de 3,3 mm
les cartes CF-II de 5 mm.
Il est possible de connecter une carte CF-I sur un support CF-II, mais pas l’inverse.
La consommation électrique est identique dans les deux cas.
Il est possible d’utiliser les deux types de carte sur un même appareil photo.

La relativement grande taille du boitier de la carte mémoire CompactFlash CF-II a permis l’utilisation de mini disques durs IBM.
Très prisé des photographes à une époque où le prix, les capacités de stockage et la fiabilité des cartes flash laissaient à désirer.
Ce disque dur, le microdrive, a été  commercialisé en 1999 par IBM pour répondre à un besoin criant de la photographie numérique naissante.

Sa capacité atteignant 8 Go dépassait de loin les capacités des carte mémoire.
Cher et relativement fragile, grand consommateur d’énergie, il a disparu au profit des cartes mémoire flash.

Performances

Les meilleures cartes offrent des vitesses d’écriture compatibles avec la vidéo HD.
Avec des vitesses de transfert allant jusqu’à 160 Mo/s, les cartes CF permettent le transfert  de gros fichiers pour le stockage et l’édition dans de bonnes conditions.

  • Performances/vitesse : 16 Go – 128 Go : Jusqu’à 160Mo/sec en lecture (1067X) ;
  • jusqu’à 150Mo/s en écriture (1000X).
  • 256 Go : Jusqu’à 160Mo/sec en lecture (1067X) ;
  • jusqu’à 140Mo/s en écriture (933X).

Compatibilité

  • N’importe quel appareil de type 2 accepte les cartes de type 1.
  • L’inverse n’est pas possible, une carte de 5 mm ne peut pas entrer dans un logement de 3,3 mm… ou il faut appuyer très fort !
  • Jusqu’à 2 Go, les cartes sont formatées en FAT16.
  • Les cartes de 2 Go et plus, doivent être formatées en FAT32.
  • Les appareils récents acceptent normalement les cartes de plus de 2 Go ainsi que les anciennes cartes de 1 Go.
  • Les appareils anciens ne gérant que les fichiers en FAT16 ne peuvent pas fonctionner avec les nouvelles cartes de 4 Go.

Vous pouvez découvrir les principaux modèles de carte Compact Flash en cliquant ici

Conseils

Comme pour toutes les cartes mémoire, la vitesse de lecture est plus rapide que celle d’écriture.
Utilisez des cartes rapides avec les hybrides ou reflex numériques.
La vitesse d’enregistrement influe sur la vitesse maximale en mode rafale.

Présentes sur les reflex haut de gamme, les cartes CompactFlash tendent à disparaitre, même si elles restent prisées par les photographes habitués à s’en servir.

Utilisez-vous ce type de carte CompactFlash?
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Photo argentique bien vivante

Pellicule Provia 100 Fuji-film

La photographie argentique ou photographie analogique n’est pas morte !
De nombreuses références de films cultes ont disparu malheureusement.
Quelques fabricants de pellicule maintiennent des produits suffisamment variés pour s’amuser !

Quel matériel pour la photographie argentique ?

Petit format argentique

Vous pouvez vous amuser avec des reflex très performants.
Vendus une fortune il est quelques années, vous pourrez les acquérir en parfait état pour moins de 50 € !

 

Pellicule Provia 100 Fuji-film
Pellicule Provia 100 Fuji-film

Moyen format argentique

À mon avis, ce serait dommage de vous limiter au petit format.
Le moyen format et le grand format vous ouvre tout grand les bras, profitez-en !

Appareils argentiques mécaniques

Préférez les appareils mécaniques.
Évitez les appareils électroniques souvent irréparables et de nombreux déboires.

Des valeurs sûres comme Hasselblad reste relativement chers.
Une partie du parc Hasselblad étant compatible avec le numérique.

Vous aurez plus de chance du côté des Rolleiflex, Mamiya C330, Yashica Mat 124 ou autre Bronica 4,5×6 ou 6×6.
Certains modèles en parfait état se négocient à moins de 500 € avec leur objectif et même certains aux alentours de 150 € pour les bi-objectifs !
Le Mamiya C330 est une petite merveille d’onctuosité, un régal !

Le grand format argentique

Offrez-vous le plaisir du travail à la chambre grand format !
Des chambres vendues des petites fortunes il y a une vingtaine d’années comme la Sinar P2, la Rolls des chambres, se négocient, complètes avec l’objectif, aux alentours de 1000 € !

Une Sinar F2, plus légère, idéale pour le paysage, composée d’un corps arrière de Sinar P2 et d’un corps avant de Sinar F1 se négocie aux alentours de 500 € avec son objectif.
En étant un peu ferme sur la négociation, faites-vous offrir les accessoires !

De plus, avec une chambre argentique, vous pouvez faire de la photographie numérique de haut vol en adaptant votre reflex ou votre hybride sur le corps arrière !

À ce niveau de prix, évitez les chambres bas de gamme, ce sont de vrais tracteurs tout justes bons à vous dégoûter de ces appareils merveilleux et pourtant vendus au même prix !
Si vous décidez de passer à la chambre grand format, une seule marque, Sinar !

Pellicule argentique

La pellicule est chère, on ne mitraille pas !
Vous devrez la développer vous-même.
En noir et blanc, comme en couleur, c’est très simple.

Une chambre utilise habituellement du plan-film.
Avec un dos roll-film, vous pouvez utiliser du film 120 ou 220 plus économique,
Vous aurez la joie de manipuler un matériel de très haute qualité, matériel ayant fait baver d’envie des générations de photographes, pour le prix d’un hybride.
Un matériel, typé à la personnalité incomparable, rien à voir avec les bip-bip numériques !

Photo argentique ou peinture ?

Une expérience à vivre dans une démarche différente.
Voyez cette approche comme celle d’un peintre, d’un sculpteur.
Poser sa chambre devant un paysage, c’est comme poser son chevalet.
Vous prendrez le temps de composer, d’attendre la lumière parfaite…
Une autre façon de vivre la photographie avec passion.

Et si tout ceci vous paraît coûteux et bien compliqué, passez au sténopé !

Qu’en pensez-vous ?
Tenté(e) par ce retour au sources ?
Dites le nous en laissant un commentaire !

Bouchon d’objectif perdu…

À la suite de l’article sur la protection du matériel, Christian Cabane, résidant en Colombie et lecteur fidèle de Comment Apprendre la Photo a réalisé ces trois photos pour montrer sa façon de sauvegarder son équipement.
Trouvant son idée sympathique et pensant que ça pourrait être utile à certains d’entre vous je les publie dans cet article.
 
Mieux Photographier

Bouchon d’objectif

Perdre son bouchon d’objectif n’est pas catastrophique en soi.
Cette perte pose quand même quelques problèmes pour l’objectif lui-même !
Selon le diamètre de votre objectif ce n’est pas toujours facile de retrouver le bouchon adéquat.
Il est même assez difficile de retrouver un bouchon de la marque, identique à celui perdu.
Et les bouchons d’objectif de remplacement, pour un vulgaire morceau de matière plastique sont quand même vendus un peu cher en général !

 

Un moyen simple pour ne plus perdre de bouchon d'objectif !
Percez votre bouchon d’objectif pour passer un fil et vous ne risquez plus de le perdre !

 

Christian a choisi de percer délicatement son bouchon pour passer un fil de nylon.
Simple et efficace, la résistance du système est à toute épreuve… Du moins, tant que le bouchon résiste !

 

Le bouchon d'objectif sécurisé.
Un fil de nylon de pêche et votre bouchon
d’objectif est sécurisé.

 

On peut aussi coller sur le bouchon un petit anneau, pour y accrocher le cordon, si vous préférez éviter de jouer de la perceuse.
La solidité dépendra de la qualité de votre collage.

Sangle amovible

L’idée d’utiliser un mousqueton pour accrocher la sangle à l’appareil photo peut être utile pour pouvoir changer rapidement de la dragonne traditionnelle à la sangle de poignet, en un instant.

 

Un mousqueton pour rendre sa sangle d'appareil photo amovible
Sangle de poignet amovible.

Il existe aujourd’hui de multiples manières de suspendre son appareil photo, depuis la simple dragonne au harnais.
Une sangle de poignet permet de tenir son équipement de façon plus libre.

Avec un appareil lourd, un gros téléobjectif et un flash l’ensemble devient réellement pénible pour les cervicales, au bout de très peu de temps.
Un harnais permet de répartir la charge sur les épaules, un grand confort pour des séances de prise de vue de longue durée, comme un mariage par exemple.

Sac photo discret

Et comme je le recommande, Christian est également adepte de la discrétion avec un sac photo qui n’en est pas un !
Il a choisi ce modèle simple, en me précisant, qu’il n’est pas doté de protection, de rembourrage.
Il est toujours possible de rajouter des mousses de protection.

 

Sac photo discret
Sac détourné pour devenir un sac photo bien anodin et discret !

 

Restant fermement convaincu de l’intérêt de rester discret, tant pour la sécurité du matériel que pour approcher les autochtones, je vous invite à réfléchir pour l’achat de votre sac photo.
Il est toujours possible d’avoir une valise ou un fourre-tout pour ranger le matériel lors des grands déplacements, puis un sac discret pour se glisser dans la foule !

Qu’en pensez-vous, dites le nous en commentaire ?
Si vous avez des astuces à partager, laissez-nous également un commentaire
 
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Juste pour me motiver à vous en donner plus !

Monopode, mieux qu’un pied photo, oui, mais …

Un monopode, c’est sympa, pas trop lourd, pas trop encombrant…
En macro ou photo rapprochée le monopode se rend vite indispensable !
A une condition !

Monopode amélioré

Imaginez un instant !
Votre appareil sur votre monopode, vous êtes là, tout près d’une abeille, une coccinelle, d’un papillon.
Mise au point manuelle, vous retenez votre souffle en attendant que la bestiole prenne la bonne pose !

Elle est là, plein cadre !
Vous bavez, l’index à mi-course sur le déclencheur !
La scélérate, elle se déplace, s’éloigne de 3cm, comme ça, sans prévenir !

Instinctivement, vous la suivez en poussant l’appareil vers l’avant.
Zut, trois fois zut !
Vous perdez le cadrage au moment où la miss était parfaite, votre appareil a piqué du nez !

Monté rigide sur votre monopode, votre appareil photo pique du nez en avançant.
Monté rigide sur votre monopode, votre appareil photo pique du nez en avançant.

 

Ce n’est pas mieux si la demoiselle avance !
Vous allez photographier le ciel !

 

commen-apprendre-la-photo-Monopode-map-arriere
En reculant l’appareil, votre monopode bascule.
Votre appareil photo vise le ciel !.

C’est le problème lorsque le le boitier et le monopode sont fixés de manière rigide.

commen-apprendre-la-photo-Monopode-map-départ
Monter son appareil de manière rigide sur un monopode n’est pas une bonne solution.

 

Eh oui, un monopode classique, c’est pas terrible !
Il ne sera fonctionnel qu’avec une bonne tête vidéo fluide à souhait.

 

commen-apprendre-la-photo-Monopode+rotule-map-départ
Équipé d’une rotule ou d’une tête vidéo fluide, votre monopode devient plus maniable.

 

De cette manière, vous pouvez « glisser votre appareil d’avant en arrière tout en conservant l’orientation de votre objectif !

 

commen-apprendre-la-photo-Monopode+rotule-avant
La rotule ou la tête vidéo améliorent considérablement la maniabilité de votre monopode.

 

L’appareil peut avancer ou reculer sans piquer du nez ni photographier les avions !

 

commen-apprendre-la-photo-Monopode+rotule-arrière
Si en plus, vous utilisez une plaque intermédiaire entre la tête et l’appareil, vous pouvez équilibrer parfaitement votre appareil photo.
Un très grand confort avec un zoom, un télé ou un soufflet !

 

Voilà le moyen simple de rendre votre monopode vraiment utilisable.
Sinon, vous devrez le soulever et le reposer pour toute petite modification de cadrage ou de mise au point.
Parce que, la m.a.p. autofocus en macro sur une coccinelle ou une abeille, c’est pas terrible !

Si votre budget vous le permet, choisissez un modèle à réglage de hauteur semi-automatique et vous serez le(la) plus heureux(se) des photographes.

Que pensez-vous de cette astuce ?
Dites-le moi en laissant un commentaire.

28mm, je t’aime !

Aujourd’hui, je vais vous parler de mon objectif fétiche : le 28 mm !
C’est vraiment l’objectif idéal, selon moi, l’objectif passe-partout !
28mm en 24×36 ou ses équivalents en APS ou Micro 4/3.
 
Mieux Photographier

Grand-angle, mais pas trop !

 

Canon f/2,8 Canon
Un objectif grand-angle très polyvalent.
Ici le f/2,8 28mm Canon

 

Suffisamment grand-angle pour être à l’aise dans pratiquement toutes les pièces d’un appartement sans pour autant apporter de déformations difficiles à maîtriser.
On le trouvait dans de nombreuses marques, en argentique avec une ouverture raisonnable f/2,8 et souvent f/2.

Performances des 28mm

Bien entendu, il peut y avoir de grandes disparités d’un modèle et d’une marque à l’autre.
Dans l’ensemble, comme pour les 50mm, les 28mm bénéficient d’un bon piqué, le vignetage et la distorsion son bien contrôlés

Il existe aussi des objectifs à l’ouverture exceptionnelle.

Lourds, encombrants, d’un coût élevé, l’achat ne me semble pas justifié.
D’autant qu’avec les nouveaux appareils numériques capables de monter en ISO sans apparition notable du bruit, une ouverture de f/2,8 est confortable dans la plupart des situations.

Un des intérêts du 28 est de conserver un objectif compact.
Un 28 macro est pour moi, une aberration !
Une prouesse technique, sans doute, mais une aberration quand même !

28mm, le flash ne lui fait pas peur !

C’est aussi un objectif couvert par la plupart des flash sans aucune difficulté.
Il devient réellement l’objectif polyvalent autant pour la photographie de rue, le reportage en intérieur et plein d’autres utilisations à découvrir par vous-même.

Un vrai effet grand-angle

En choisissant des angles audacieux, il est suffisamment grand-angle pour créer des perspectives spectaculaires.
En tenant votre appareil photo bien vertical, le dos, bien vertical, appareil porté en bandoulière, il est très facile de déclencher sans viser, en se promenant dans la foule et sans déformation.
Vous pourrez prendre des instantanés sur le vif sans que personne ne vous remarque en train de photographier.
Discrétion assurée.

Petit et léger

Même en 24×36, le 28 mm reste un objectif de petite dimension et relativement léger.
Son équivalent 18 mm en format APS ou 14 mm en micro 4/3, en fait un objectif minuscule et discret monté sur un appareil hybride.

Lors de l’achat de mon premier 24×36, à Rouen, je me renseigne sur le prix du nouveau modèle du moment avec un 35mm.
« Qu’est-ce que vous allez faire avec ça ? » me répond d’un ton revêche le vendeur !

En 1980, un reflex ne se conçoit pas sans un 50mm !
Pourquoi un 35mm… parce qu’à l’époque un 35mm, ce n’est déjà pas donné ! Alors, un 28…
C’est plus que rare et plus que cher !

Mais 35, c’est encore un peu juste en intérieur, il ne voit pas assez large.
Je ne me vois vraiment pas utiliser un appareil sans un 28 mm ou son équivalent.
Ce n’est pas par hasard si les zooms de base sont des 28-105, 28-85 ou 14-42 pour les micro 4/3…

28mm à quand le retour ?

Malgré toutes ces qualités, le format APS sonne un peu son glas.
Avec un coefficient de 1,5, il devient un banal 42mm sans grand intérêt.

Le retour du 24×36 avec des prix plus abordables en numérique va peut-être inciter les constructeurs à renouveler leur gamme 28mm.
Souhaitons des modèles de 28mm destinés au photographe !
Des caractéristiques utiles et non des modèles à faire baver le chaland, tout juste étudiés par les équipes de marketing pour satisfaire l’égo des maniaques de matériel !

Que pensez-vous de cette focale de 28mm ?
Partagez votre expérience en nous laissant un commentaire ci-dessous.
 
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Objectif à bascule et décentrement, magique !

Avec une bascule, en faisant la netteté sur un plan virtuel, on récupère une zone de profondeur de champ autrement perdue.

On entend souvent parler des objectifs à bascule et décentrement.
Tout le monde nous rebat les oreilles sur les possibilités de redressement des perspectives.
C’était sans doute très intéressant du temps de l’argentique.
Encore qu’il était possible de redresser ces perspectives après la prise de vue, au tirage, sous l’agrandisseur.

Aujourd’hui, avec les traitements d’images, redresser les perspectives ne pose aucun problème à personne.
Pourquoi mettre entre 800 et 1500 € dans un tel objectif pour un service aussi minimum ?

La profondeur de champ

  • Si aujourd’hui encore, des photographes dépensent une telle somme dans ce type d’objectif
  • si des fabricants se donnent la peine de fabriquer des objectifs aussi complexes…
  • Il doit bien y avoir une autre raison !

Bascule, décentrement, P de C infinie !

La raison, très mal connue du grand public est de pouvoir obtenir une profondeur de champ infinie !
Voilà l’incroyable service rendu par ses objectifs à bascule et décentrement !

Vous n’aurez pas des possibilités aussi étendues qu’en basculant les corps d’un banc optique, plus connu sous le terme « chambre grand-format », du temps de l’argentique.
Aujourd’hui, ces appareils complexes ont réduit en volume, utilisant des capteurs moyens formats.

Avant d’aller plus loin dans la description des différents matériels utilisables voyons comment cette profondeur de champ infini est possible.

Tout cela vient de la règle de Scheimpflug, Theodor Scheimpflug né à Vienne le 7 octobre 1865 décédé le 22 août 1911.

Règle de Scheimpflug

Appelez la « loi », « principe », « règle » de Scheimpflug, comme vous voudrez…
« Il suffit que le plan du sujet, le plan passant par l’objectif, le plan passant par le capteur, se joignent suivant une même droite pour que l’image du sujet soit nette sur toute sa surface. »

Les photographes utilisant du matériel de reportage sont habitués à la netteté répartie 1/3 – 2/3 sur des plans parallèles.

 

Avec un appareil conventionnel, les plans de nettetés, le plan du film et le plan passant par l'objectif sont parallèles.
Avec un appareil conventionnel, appareil de reportage les plans de nettetés, le plan de l’image et le plan passant par l’objectif sont parallèles.

Après bascule, la répartition de la profondeur de champ se fait sous forme d’une espèce d’éventail.
On a moins de profondeur de champ, près de l’appareil photo.
Cette profondeur de champ augmente en s’éloignant de l’appareil de prise de vue.

 

Bascule et profondeur de champ - Règle de Scheimpflug
En basculant le corps avant (plan de l’objectif) ou le corps arrière (plan image) la profondeur de champ est infinie sur le plan de netteté. Les limites de profondeur de champ s’ouvrent comme un éventail.

Voilà pourquoi, dans les présentations accessoires, par exemple de vaisselle, les petits objets sont situés en premier plan, les grands objets en arrière-plan.

Astuces pour augmenter la profondeur de champ utilisable

En photographiant un plan de travail, une route etc. si vous faites la netteté sur ce plan de travail où cette route, une partie de la profondeur de champ disponible se trouvera sous cette route ou sous ce plan de travail.
Si le plan de travail et une plaque de verre transparente ça peut être utile pour faire apparaître quelques objets placés sous la plaque de verre.
Dans les autres cas, c’est de la profondeur de champ perdue.
L’astuce consiste à faire la netteté sur un plan fictif puis d’augmenter la profondeur de champ en fermant le diaphragme…

 

Avec une bascule, en faisant la netteté sur un plan virtuel, on récupère une zone de profondeur de champ autrement perdue.
Avec une bascule, en faisant la netteté sur un plan virtuel, on récupère une zone de profondeur de champ autrement perdue.

Et le tour est joué !

Après, il suffit de fermer le diaphragme pour régler l’étendue de profondeur de champ…
Mais toujours en éventail !

Décentrement

Le décentrement sert juste à recadrer l’image dans le cercle image.
En basculant l’objectif, on déplace le cercle image par rapport au capteur.
Le décentrement permet de « rechercher » l’image dans ce cercle image et sélectionner la partie voulue.

Magique, non ?

Aviez-vous déjà entendu parler de cette possibilité ?
Les objectifs à bascules et décentrement sont très utile pour …

Dites-moi en commentaire si vous voulez en savoir plus !

Photo de vacances, comment vous équiper ?

Papillon - © dochl - Fotolia.com

Vous partez en voyage et vous vous demandez comment vous équiper ?

Le sac

Le sac, tout d’abord !
En fait, il peut paraître plus logique de penser au sac une fois avoir tout réuni, quand vous saurez ce que vous devez emmener réellement !
Si je commence par le sac malgré tout, c’est pour vous faire part de mon état d’esprit lorsque je dois voyager.

 

Méandre sur la Saar.</br>© Jörg Hackemann - Fotolia.com
Méandre sur la Saar.© Jörg Hackemann – Fotolia.com

Soyez discret(e)

Moins vous ferez « photographe super pro », plus vous passerez inaperçu(e) !
Plus vous mettrez de chances de votre côté de revenir avec des photos originales…
Et avec votre matériel !
Un superbe sac noir avec le nom de votre marque fétiche en lettres jaunes, ça en jette…
Ça fait des envieux…

Mon conseil, prenez un sac protégeant bien votre matériel mais faisant le moins photographe possible !
Sur ce plan, mesdames, vous êtes favorisées avec la grande variété de sac à main à votre disposition.

Et maintenant, que mettre dans ce sac photo ?

Tout dépend si vous partez en automobile (voiture ou camping-car) ou en transport en commun et principalement en avion.
Dans le premier cas, vous pourrez prendre votre appareil photo, tous vos accessoires et objectifs, votre pied, le poids et dans une certaine mesure l’encombrement ne vous poseront pas de problème.
Il en est tout autre si vous devez prendre l’avion.

 

Kayak-© stillkost - Fotolia-com
Kayak-© stillkost – Fotolia.com

Qui peut le plus, peu le moins…

On a toujours peur de ne pas pouvoir faire face à tout ce qui va se présenter devant nous sans un équipement hyper complet.
Mais c’est lourd et encombrant !
Si en plus vous êtes en voyage itinérant, une fois arrivée à destination vous allez devoir vous trimbaler tout votre matériel durant les balades…

Souvent, Monsieur marche devant avec son reflex et Madame suis derrière avec les enfants et le fourretout bien garni !
Plus sérieusement, pensez à voyager léger pour profiter pleinement de vos vacances.

Les objectifs

Avec un zoom 28/105 ou deux des objectifs à focale fixe, un de 28mm et un de 105mm, vous couvrez 80 à 90 % des besoins réels d’un photographe !
Vous pourrez faire face a quasiment toutes les situations, en photo de paysage comme en photo d’architecture.

Réfléchissez bien à la nécessité impérieuse d’emporter votre 300 mm que ce soit en focale fixe ou en zoom.
Entraînez-vous, durant un week-end.
Fait une sortie dans votre ville ou en campagne, selon vos goûts.
Voyez si cet équipement minimum ne vous suffit pas.

 

Papillon - © dochl - Fotolia.com
Papillon – © dochl – Fotolia.com

Pensez comme je l’ai indiqué dans l’article précédent aux possibilités de recadrage vous permettant d’avoir des rendus comparables à ce que vous auriez fait avec une plus longue focale.

L’appareil photo idéal en vacances

Au niveau de l’appareil photo, un hybride ou un compact à grand capteur vous donnera autant de satisfaction qu’un appareil reflex, dans un volume moindre.
Pensez-y !
Lorsque lorsque j’écris grand capteur je pense au capteur APS, micro 4/3, et bien entendu capteur 24×36.

Pensez bien qu’un même capteur, un même objectif, qu’il soit monté sur un hybride ou sur un compact vous donnera exactement la même photo !
Loin de moi l’idée de vous tenter d’acheter un nouvel appareil photo juste avant de partir !
Juste l’envie de bien réfléchir et si comme un certain nombre de photographes numériques, vous avez déjà dans votre panoplie un compact de bonne qualité et un reflex, pensez au choix le plus judicieux par rapport au voyage projeté.

Pensez aussi en fonction de votre sujet d’intérêt principal.

Si vous aimez beaucoup la végétation, les gros plans sur les fleurs, vous pouvez emporter votre objectif macro.
Avec un équipement standard, un zoom équivalent 28/105, un jeu de bagues allonge vous rendra le même service pour un coût moindre et un poids moindre également.

Filtres et vacances

Au niveau des filtres, ce n’est pas encombrant, prenez les deux indispensables :

  • le filtre polarisant, pour renforcer le bleu du ciel, faire claquer les couleurs des bateaux à voile.
    Rendre l’eau transparente !
  • Un filtre ND, 2x
    Ou, plus polyvalent un filtre ND variable vous permettant des effets de mouvements sur les vagues, les cascades par exemple.

Le pied photo, ce n’est pas toujours le pied !

Les pieds sont lourds et encombrants.
Dans ce que vous aimez habituellement photographier, est-il également indispensable ?
Dans de nombreux circonstances, il vous suffira de trouver un support naturel.
De caler votre appareil photo avec le bouchon d’objectif glissé sous l’objectif, pour obtenir le cadrage souhaité.
Pour être certain de ne pas bouger, stabilisateur d’images débrayé, bien entendu, vous pouvez utiliser votre retardateur réglé sur deux secondes.

Batterie

Soyez prévoyant(e) à ce niveau !
Non seulement les appareils hybrides et compacts peuvent être gourmands en énergie, en tout cas plus gourmand qu’un réflexe.
Mais de plus, vous n’est pas à l’abri d’une défaillance.
Selon votre destination, il peut être difficile de trouver un modèle de batterie compatible avec votre appareil, sur votre lieu de vacances.
Pensez donc à prendre une batterie de rechange.
S’il n’est pas lourd et encombrant, je vous conseillerais un deuxième chargeur.
Je ne dis pas que ce soit totalement indispensable…
Ce genre d’accessoire peut tomber en panne…
Il s’oublie facilement au restaurant, dans un hôtel…

Carte mémoire

Comme je vous l’ai conseillé dans cet article sur les cartes mémoire, partez au moins avec deux cartes.
Prévoyez large, les cartes mémoire ne sont pas très coûteuses aujourd’hui.
Préférez de toute façon plusieurs cartes de capacité moyenne plutôt qu’une super belle carte sur laquelle vous stockerez toutes vos images.
Vous n’êtes pas à l’abri d’une défaillance.
Avec une seule carte, le risque de perte est limité, puisque normalement, vous n’avez pas de raison de la sortir de votre appareil photo.
C’est plus le risque d’avarie.
Je vous conseille au moins 2 cartes mémoire.
Selon votre rythme de déclenchement, je vous conseille d’alterner l’utilisation de vos cartes.
Une utilisée le matin, l’autre l’après-midi.
Ou alternez 1jour sur 2ou 1heure sur 2.
De cette manière en cas d’avarie, vous n’aurez pas perdu toutes vos photos.

Pensez aussi au matériel de nettoyage

Un pinceau pour dépoussiérer l’objectif.
Des papiers de nettoyage ou un crayon de nettoyage.
Bien entendu jamais de mouchoir papier ni de chiffon à lunettes !

Passez de bonnes vacances

Vous voilà paré(e) pour faire de belles photos durant votre voyage, l’esprit dégagé.
Ne vivez pas l’œil rivé au viseur, voyagez détendu(e).
Imprégnez-vous des lieux traversés.
Sortez votre appareil lorsque le besoin s’en fait sentir.
Cette manière de prendre du recul vous aidera à trouver des cadrages plus originaux !

Lire la suite…

Bonnes vacances !
Et merci de partager avec nous vos conseils et astuces pour vos photos de vacances en laissant un commentaire ci-dessous.

Téléobjectif pas cher !

Téléobjectif pas cher

Il serait bien tentant de disposer en permanence d’un téléobjectif pas cher, pas encombrant.
La photo numérique révolutionne la façon d’aborder la photographie bien plus profondément qu’on ne le pense très souvent !

Téléobjectif et perspective

 

Si vous pensez encore changer vos perspectives en
changeant de focale, regardez cette vidéo !

Effet téléobjectif

La multiplication des pixels, donc, des photosites sur les capteurs est une bénédiction avec un grand capteur !
Sauf à de rares exceptions, la plupart des utilisateurs d’appareils photo se contentent d’affichages à l’écran, de tirage 18×24, 24×30 maximum.
6 à 8 millions de pixels suffisent pour obtenir de tels résultats.

Profitons-en pour recadrer nos photos !

Le jeu des perspectives ne dépend pas de la focale utilisée, mais du point de vue choisi.
Un même endroit, que vous fassiez la photo avec un 28 mm ou avec un petit téléobjectif de 100 mm, vous obtiendrez exactement les mêmes perspectives.
Seul, le cadrage sera différent.

Avec un très bon capteur, un objectif de bonne qualité, une focale de 28 à 35 mm (équivalent 24×36) vous pouvez couvrir 90 % de vos besoins en recadrant vos images dans un traitement d’images !

Grand-angle ou téléobjectif ?

Voilà pourquoi, certains photographes s’orientent vers des appareils compacts ou hybrides à capteur 24×36 et muni d’une seule focale ou d’un petit zoom 3x.

Faites une expérience toute simple, prenez d’un même endroit 2 photos avec 2 focales différentes.
Placez ces deux photos sur 2 calques dans votre traitement d’images.
La photo prise avec la focale la plus courte par-dessus celle prise avec la focale la plus longue.
Réduisez l’opacité du calque du dessus à 50 %.
Agrandissez ce calque jusqu’à ce que les 2 images soient de la même dimension.
Vous constaterez que vous obtenez 2 images parfaitement identiques !

Dans la vidéo, je vous montre comment le faire de façon automatique.

Aviez-vous déjà fait ce genre d’expérience ?
Dites le nous en laissant un commentaire ci-dessous !

Hybrides full-frame, plein format 24x36mm

Comme je vous le dis régulièrement, l’avenir est à l’hybride et au plein format. Appellation plein format ou full frame, pour le moins ridicule pour dire 24×36 ! En effet, comment appeler les format supérieurs au 24×36 ?
 
Mieux Photographier

Avenir du Full-Frame ou plein format

Toujours est-il que l’hybride évolue à pas de géants. Les compacts vont disparaitre au profit des téléphones et tablettes. Les bridges vont évoluer vers l’Aps. Sombre avenir pour les reflex APS et tout simplement pour les reflex !

Hybride Sony Full-Frame, plein format 24×36

  Réfléchissez bien avant d’investir dans un couteux objectif Aps… La raison pousserait plutôt à s’orienter vers des objectifs couvrant le 24×36, le full-frame ou « FF » pour les intimes ! Que pensez-vous de cette évolution ? Partagez vos émotions en laissant un commentaire ci-dessous.
 
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Vous avez aimé ?
Merci de Liker, partager et laisser un commentaire.
Juste pour me motiver à vous en donner plus !

Les nouveautés du salon photo 2013 dans votre fauteuil !

Dates du salon de la photo 2013 et votre entrée gratuite

Vous n’avez pas pu vous rendre au salon de la photo, ce n’est pas grave, découvrez les tendances et les principales nouveautés présentées au salon 2013.

 

 

Modèles vintage

La nostalgie fait école et c’est plutôt heureux !
Non pas que je sois un passéiste, loin de là !
Plusieurs modèles étaient présentés durant ce salon de la photo 2013.
L’ergonomie est plus sympa que de bidouiller dans des menus…

Retour des molettes

Avec le retour des molettes, ce salon photo nous rappelle qu’un appareil avec les principaux réglages directement placés sous les doigts sont autrement plus pratiques à manipuler que des menus déroulants sur un écran tactile.

Une fonction, une molette :

Qu’en pensez-vous ?
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